Toutes les ascensions à vélo des Alpes !

Étape du Tour 2024

La 32e édition de L’Étape du Tour de France se tiendra le dimanche 7 juillet 2024 sur le parcours de la 20e étape du Tour de France, entre Nice et le Col de la Couillole, soit 138 km de route avec plus de 4 600 mètres de dénivelé positif cumulé, incluant les ascensions des cols de Braus, de Turini, de la Colmiane et de la Couillole.

Bon, autant vous dire d’emblée que cette nouvelle édition est monstrueuse ! Autant l’édition 2023 avec ses 157 km / 4100 m de D+ était gargantuesque, autant celle-ci frise l’indigestion…

Un seul chiffre à retenir : 4600… c’est le dénivelé positif à grimper au cours de cette journée… pour le commun des cyclistes, je vous assure que ce sera hors norme ! Il faudra assurément avoir un entraînement très sérieux et bouffer les mois précédents du dénivelé pour pouvoir enchaîner les 5 ascensions prévues au programme.

Les Alpes Maritimes sont à l’honneur après les éditions annulées de 2020 et 2021. Ce sera l’occasion de (re)découvrir ces 5 ascensions du « Sud » qui se dérouleront dans l’arrière-pays niçois :

  1. Col de Nice – 414 m
  2. Col de Braus – 1002 m
  3. Col de Turini – 1604 m
  4. Col Saint-Martin – 1503 m (que le TDF s’entête à appeler « Col de la Colmiane », qui est le nom de la station qui se trouve au col !)
  5. Col de la Couillole – 1678 m

Le parcours démarre de Nice pratiquement au niveau de la mer (17 m) pour atteindre les presque 1700 m d’altitude au Col de la Couillole, une sacrée amplitude qui aura des allures de montagnes russes avec 3 passages intermédiaires à 1000, 1600 et 1500 m !

À part le début qui comprend 15 km de plat et les 5 km de léger faux plat montant avant le pied du Col de la Couillole, ce sera 118 km de montées et de descentes… le mental devra être bon : vous finissez une descente, hop vous remontez aussitôt !

3 ascensions proposeront 1000 m de D+ et plus !

Les descentes ne seront pas de tout repos, la pente y sera forte (mais les enrobés seront bons) et certaines sont assez techniques avec pas mal de lacets (Braus et Turini).

Il faudra aussi prendre en compte la chaleur, vous serez dans le « Sud » ! Ne comptez absolument pas sur « l’air de la mer », pour y avoir séjourné lors de l’été 2022, il n’y a pas un pet de fraîcheur ! L’édition 2023 a été caniculaire, j’espère que celle-ci ne le sera pas autant…

Il y a un côté positif à cette EDT 2024 : après être sorti de Nice, 5e agglomération la plus peuplée de l’hexagone, et après avoir franchi le Col de Nice, vous allez évoluer dans un cadre naturel de toute beauté !


Voici un topo des 5 ascensions :

Ascension 1 – Col de Nice / 414 m
C’est l’heure de l’apéro !

Au départ de la Pointe de Blausacs, vous m’emprunterez la partie facile de la D2204 que sur 1,9 km. Prendre ensuite à droite la D321 en direction de Blausasc. L’effort sera assez soutenu durant 3,9 km sur une pente à 5/6% mais vous serez tranquille. Attention toutefois au passage d’un court mais étroit tunnel (voir ci-dessous). Pour finir, un replat de 500 m vous guidera vers la D2204 mais pas d’inquiétude, il ne vous restera plus que 100 m pour atteindre le Col de Nice.

Point parcours au sommet : reste 119 km / D+ 420 m sur 4600…

La descente : jusqu’à l’Escarène, elle sera très courte avec 1,1 km !

Par contre, je tiens à vous avertir qu’il y aura un problème avec le passage d’un court mais très étroit tunnel après Blausasc… je vous donne le lien GoogleStreet : https://maps.app.goo.gl/BQnFr7A7V8XJDKSSA

Et je vous laisse imaginer 16 000 participants s’y engouffrant après seulement 18 km de course !!!


Ascension 2 – Col de Braus / 1002 m
Passons à l’entrée !

Une ascension où il faudra s’économiser. Aucun répit durant 10,1 km et il faudra négocier un passage de 1,3 km à 8,5% et un long long passage de 3,6 km à 7%. Mais à mi-parcours, il y a une très belle série de lacets assez resserrés qui pourront vous aider à ne pas trop souffrir.

Point parcours au sommet : reste 108 km / D+ 1000 m sur 4600…

La descente : durant 11,2 km jusqu’à Sospel, une descente technique avec beaucoup de lacets. Vous franchirez à l’occasion le Col St-Jean (642 m).


Ascension 3 – Col de Turini / 1604 m
Place au plat principal !

Distance : 25,3 km
Départ : Sospel
D+ : 1263 m
% moyen : 5%
% maxi : 9% sur 605 m

Ce versant est celui emprunté par la Route des Grandes Alpes dans le Sud-Nord. Cette-fois, l’ascension sera longue avec 25,3 km depuis Sospel et l’addition sera salée : 1263 m de D+ à 5% de moyenne.
Vous remonterez dans un premier temps les Gorges du Piaon où les difficultés seront variables. D’abord 5,6 km sur une pente qui variera entre 1 et 4,5% maxi, puis 4,3 km avec une série d’épingles spectaculaires vous mènera jusqu’à la chapelle de Notre-Dame de la Menour sur une déclivité tournant souvent autour des 6%. Attention, une rude portion de 600 m à 9% vous attend juste avant Notre-Dame de la Menour où le passage sous une belle arche en pierre récompensera votre effort.
Puis une petite descente et un replat – 3,1 km – vous guidera jusqu’à Moulinet où vous attaquerez le final. Il ne sera pas facile : 12,3 km dont 7,2 km entre 6 et 8% de moyenne mais les 2300 derniers mètres à 4,5% vous permettront de bien finir pour atteindre le Col de Turini à 1604 m d’altitude. Ah j’oubliais, vous aurez encore droit à une belle série de 8 virages en lacet dans le final.

Point parcours au sommet : reste 72 km / D+ 2400 m sur 4600…

La descente : durant 15 km jusqu’à l’intersection M70/M2565, une descente technique avec beaucoup de lacets.


Ascension 4 – Col Saint-Martin / 1503 m
Plateau de fromages…

Distance : 20,5 km
Départ : M70/M2565
D+ : 1003 m
% moyen : 5%
% maxi : 8% sur 1005 m

À partir du croisement entre la M70 et la M2565 juste au pied du Col de Turini, l’ascension sera longue avec 20,5 km. Et là aussi, le D+ atteindra les 1000 m ! Il faudra d’abord remonter la Vallée de la Vésubie qui est assez irrégulière mais avec des passages n’excédant pas les 5% de moyenne. C’est à la sortie de St-Martin-Vésubie (jetez un coup d’œil sur le décor terrible laissé par la Tempête Alex en 2020), que les choses sérieuses commenceront avec 7,6 km avec une pente moyenne à 7%. Au programme, vous serez souvent en prise avec la pente qui ne vous offrira aucun répit si ce n’est seulement 2 virages en lacet et 2 courts tunnels.

Point parcours au sommet : reste 37 km / D+ 3400 m sur 4600…

La descente : durant 17 km, une descente un peu plus « tranquille ». Attention sur la fin, franchissement d’un tunnel et grosse pente sur une route bordée d’un ravin.


Ascension 5 – Col de la Couillole / 1678 m
Et enfin le dessert !!!

Distance : 15,7 km
Départ : St-Sauveur-sur-Tinée
D+ : 1170 m
% moyen : 7,5%
% maxi : 8,5% sur 1270 m

Depuis St-Sauveur-sur-Tinée, ce sera le juge de paix ! C’est encore une longue ascension de 15,7 km pour 1170 m de D+ à… 7,5% ! Un chiffre qui annonce qu’il faudra fournir un gros effort s’il vous reste de l’énergie après les 4 ascensions précédentes et 3500 m de D+ dans les jambes ! Ce sera sûrement au mental… En effet, la pente ne descend pas sous les 7% et navigue jusqu’à 8,5% pour le final (1,3 km) ! Il y aura quelques distractions au programme : tunnels, rochers (attention, c’est un véritable four par temps ensoleillé) et le pittoresque village de Roubion.


Et après ?

Félicitations à tous les finishers ! Mais vous vous retrouvez à l’autre bout du monde ! L’organisation de l’EDT propose des navettes pour le retour à Nice. Mais s’il vous reste un gramme de jus… vous pouvez revenir à vélo à votre point de départ ! Ce sera long avec près de 85 km mais ce ne sera que de la descente ! Et surtout, vous pourrez vous offrir les incroyables Gorges du Cians, un lieu unique en France appelé le Colorado niçois. Au pire, pour ceux qui en auraient l’occasion, faites-vous récupérer à Touët-sur-Var si vous voulez ne pas faire le reste jusqu’à Nice.

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Col de Nice

  1. Roman Bernard

    D’humbles cyclotouristes ont fait plus dur à la Marmotte, 175 km et 5000 m D+…

    • Ma foi, c’est vrai 😉 !

    • Philippe

      Oui la Marmotte est très dure, mais il y a une différence importante à prendre en compte : dans la marmotte, les descentes sont reposantes, on peut s’alimenter et se décontracter. Les descentes de l’EDT2024 sont extrêmement pénibles. Et la chaleur sera probablement supérieure

      • Roman Bernard

        C’était de ma part une manière peu subtile de dire que je l’avais faite ! 😉

        Mais le lendemain, je ne sentais plus mon pubis, et ensuite, pendant au moins trois jours, je devais me tenir à la rampe pour descendre l’escalier !

        Le coureur, lui, repart dès le lendemain matin pour presque aussi dur…

        • Philippe

          :))))

          Pour faire la Marmotte dans les temps impartis, il faut être beaucoup plus fort qu’un « humble cyclotouriste » 😉 Chapeau !

          en 1993, quand le parcours passait encore par la croix de fer, j’avais été « marmotton » et j’ai toujours regretté de ne pas avoir essayé de finir, meme en chaussettes 🙂

  2. Roman Bernard

    J’ai eu la « chance » de la faire en 2020.

    Covid oblige, elle avait été repoussée début septembre, avec des températures beaucoup plus clémentes.

    Cela avait aidé car les crampes dans le Galibier du fait de la déshydratation sont une cause importante d’abandons.

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