Toutes les ascensions à vélo des Alpes !

Ma RGA – Intro

La Route des Grandes Alpes est un itinéraire touristique qui traverse les Alpes françaises de Thonon-les-Bains (au bord du Lac Léman) à Menton (au bord de la Mer Méditerranée).

À l’occasion de mes 50 ans, avec le concours de Lionel Terrail et Jean-Loup Tétard, associés et fondateurs de Grandes Itinérances SAS qui ont réalisé le site routesdesgrandesalpes.com et auquel j’ai mis mes contenus et ma connaissance encyclopédique de l’itinéraire à leur service, j’ai décidé de me faire un beau cadeau : la mythique traversée de la Route des Grandes Alpes.

Du samedi 30 juillet au samedi 6 août 2022, j’ai réalisé cette traversée longue de 700 km, à vélo, en 8 étapes, avec l’agence de voyage Vélorizons.

Tour à tour, les massifs des Alpes ont défilé : Aravis, Beaufortain, Vanoise, Écrins, Queyras, Mercantour, en passant par des cols mythiques : l’Iseran, le Galibier, l’Izoard, le Turini et bien d’autres…

En passant par 31 cols dont 8 à plus de 2 000 mètres d’altitude, autant vous dire que ça a souvent monté : le dénivelé positif avoisinera les 15 000 mètres !

15 300 m de dénivelé positif !

Après 28 ans à grimper de long en large une majeure partie des cols alpins, c’était l’occasion d’enchaîner toutes ces merveilleuses montées en un voyage unique. Un défi aussi : tester l’homme et le cycliste, avec l’accumulation d’un bel effort journalier réparti sur 8 jours.

Un grand merci à mes parrains, Lionel et Jean-Loup (Grandes Itinérances), de m’avoir donné l’occasion de vivre ce fabuleux périple ! Un grand merci spécial à mon épouse Corinne qui m’a accompagné dans mon projet et qui aura participé à une logistique un peu compliquée en m’emmenant au point de départ à Thonon-les-Bains et en me rejoignant 8 jours plus tard à Cagnes-sur-Mer, non loin de Menton. Je remercie aussi ma famille et les amis qui m’ont encouragé tous les jours via le fil WhatsApp que j’avais créé pour l’occasion.


Le voyage

Il s’est décidé assez tôt en 2021 mais j’avais décidé de le réaliser en 2022 à l’occasion de mes 50 ans. Il me fallait aussi du temps pour que je m’organise pour bien bloquer les dates en fonction de mes congés avec ceux de mon épouse et avec les différentes dates de départ proposées par Vélorizons (qui étaient réparties entre juin et septembre).

Ce sera pour la semaine du samedi 30 juillet au samedi 6 août. Pourquoi j’ai privilégié cette date au cœur de l’été ? Dans ma réflexion, je pensais pouvoir bénéficier d’une météo favorable et surtout éviter d’éventuels épisodes pluvieux que l’on rencontre assez souvent en juin/ début juillet et septembre. Bien sûr, je n’étais pas à l’abri d’avoir une semaine mitigée comme lors de mon séjour à Chambéry lors de l’été 2021. Mon choix a été un peu plus que payant – pas une goutte de pluie – mais il l’a été finalement un peu trop avec une des plus chaudes semaines de l’été…

J’ai choisi l’agence de voyage spécialisée Vélorizons et sa formule « Grande traversée des Alpes françaises » car elle proposait tous les solutions que je recherchais pour réaliser la Routes des Grandes Alpes :

  • Pratiquement l’intégralité du tracé de la RGA (à quelques exceptions près) ;
  • 8 étapes n’excédant pas les 100 kms avec des dénivelés positifs compris entre 1300 et 2500 m ;
  • L’accompagnement par un véhicule assistance (+ transport des bagages d’un hébergement à l’autre) ;
  • L’hébergement (la formule de base proposait en gîte/dortoir, j’ai pris l’option hôtel en chambre individuelle) ;
  • Tous les repas sont inclus (petits-déjeuners, pique-niques et dîners).

Pour résumer, un maximum de confort avec uniquement mes affaires de la journée pour ne se soucier de rien d’autre que le vélo !

Il y avait aussi un point très intéressant : partager l’expérience avec d’autres participants. Le groupe a été composé de 21 personnes (18 cyclistes, 2 accompagnatrices et un guide) et les échanges ont été très riches !

Un seul inconvénient pour cette formule : aucun jour de repos n’était prévu ! Ces dernières années, j’ai réalisé quelques enchaînements de 3 jours et un de 4 jours mais jamais au-delà, c’était la grosse inconnue sur ma capacité à enchaîner sur 8 jours. J’ai lu plusieurs récits où l’accumulation des efforts est bénéfique au bout de plusieurs jours… je comptais un peu sur cette notion mais elle n’a pas beaucoup fonctionné pour moi !


Les 8 étapes prévues

Vélorizons a organisé son voyage en 8 étapes. En suivant globalement le tracé de la Route des Grandes Alpes, le circuit a été décliné en 2 itinéraires de niveau allant de 2 à 3.

Niveau 2 (l’itinéraire V2) :

  • Une personne pratiquant le vélo de route au moins une fois par semaine en moyenne sur l’année ;
  • 80 à 110 km par jour selon le dénivelé.

Niveau 3 (l’itinéraire V3) :

  • Une personne entraînée, dotée d’une bonne condition physique, étant habituée aux sorties de plus de 100 km ;
  • 100 à 150 km par jour selon le dénivelé.

J’ai suivi en majorité l’itinéraire V2 mais pour les étapes 5 et 7, ce sera l’itinéraire V3 (pour ces 2 dernières, ça ne se passera pas du comme prévu…), le but initial étant de suivre au plus près le tracé de la Route des Grandes Alpes.

Sur les 18 cyclistes qui ont constitué mon groupe, 2/3 ont souvent opté pour les itinéraires V2 et 1/3 les itinéraires V3. Ces derniers étaient généralement les plus jeunes et étaient très performants dans leur pratique du vélo.

Voici le détail des itinéraires, en rouge, l’itinéraire que j’avais choisi et en vert, l’itinéraire que j’aurais réalisé :

Étape 1 / Thonon les Bains > La Clusaz :
Itinéraire V2 : 84,2 km / D+ 1958 m / Col de Jambaz + Col de la Colombière
Itinéraire V2 : 89,5 km / D+ 1983 m / Col de Jambaz + Col de la Colombière
Itinéraire V3 : 115,1 km / D+ 2796 m / Col de Joux Plane + Col de la Colombière

Étape 2 / La Clusaz > Bourg-Saint-Maurice :
Itinéraire V2 : 90,4 km / D+ 2612 m / Col des Aravis + Col des Saisies + Col de Méraillet + Cormet de Roselend
Itinéraire V2 : 96,5 km / D+ 2547 m / Col des Aravis + Col des Saisies + Col de Méraillet + Cormet de Roselend

Itinéraire V3 : 96,6 km / D+ 2798 m / Col des Aravis + Col des Saisies + Col du Pré + Cormet de Roselend

Étape 3 / Bourg-Saint-Maurice > Aussois :
Itinéraire V2 : 97,1 km / D+ 2252 m / Col de l’Iseran
Itinéraire V2 : 100,7 km / D+ 2502 m / Col de l’Iseran
Itinéraire V3 : 108,5 km / D+ 2471 m / Col de l’Iseran

Col de l’Iseran

Étape 4 / Aussois > Le Monêtier-les-Bains :
Itinéraire V2 : 83,2 km / D+ 2076 m / Col du Télégraphe + Col du Galibier
Itinéraire V2 : 86,3 km / D+ 3121 m / Col du Télégraphe + Col du Galibier
Itinéraire V3 : 158,5 km / D+ 2471 m / Col de la Croix de Fer + Col du Lautaret

Étape 5 / Le Monêtier-les-Bains > Jausiers :
Itinéraire V2 : 101,6 km / D+ 1646 m / Col de Vars
Itinéraire V3 : 106 km / D+ 2266 m / Col d’Izoard + Col de Vars
Itinéraire V3 : 94,5 km / D+ 1467 m / Col d’Izoard et abandon dans le début du Col de Vars

Étape 6 / Jausiers > Beuil :
Itinéraire V2 : 90,2 km / D+ 2064 m / Col de la Cayolle + Col de Valberg
Itinéraire V2 : 92,9 km / D+ 2004 m / Col de la Cayolle + Col de Valberg
Itinéraire V3 : 110,7 km / D+ 2878 m / Col d’Allos + Col des Champs + Col de Valberg

Étape 7 / Beuil > Roquebillière :
Itinéraire V2 : 99,7 km / D+ 1629 m / Col de la Couillole + La Madone d’Utelle
Itinéraire V3 : 129,5 km / D+ 3077 m / Col de la Couillole + Col de la Lombarde + Col St-Martin
Itinéraire V3 : 67,5 km / D+ 1323 m / Col de la Couillole + Col St-Martin

Étape 8 / Roquebillière > Menton :
Itinéraire V2/V3 : 69,7 km / D+ 1292 m / Col de Turini + Col de l’Ablé +
Col de Braus + Col de Castillon (tunnel)

Itinéraire V2/V3 : 71,8 km / D+ 1396 m / Col de Turini + Col de l’Ablé + Col de Braus + Col de Castillon (tunnel)

Tous les itinéraires sont détaillés dans les étapes que vous pourrez consulter dans les autres pages de cette rubrique.

ÉTAPE 1ÉTAPE 2ÉTAPE 3 – ÉTAPE 4 (à venir) – ÉTAPE 5 (à venir) – ÉTAPE 6 (à venir) – ÉTAPE 7 (à venir) – ÉTAPE 8 (à venir)


La logistique

Rappelons que la Route des Grandes Alpes est un itinéraire qui va de Thonon-les-Bains à Menton (ou inversement). Pour ceux qui habitent ces 2 localités, aucun problème, mais pour tous les autres, le casse-tête est posé d’emblée ! Les solutions ont été diverses pour l’ensemble des participants pour rejoindre le point de départ à Thonon-les-Bains :

  • Rallier Genève en avion + train jusqu’à Thonon-les-Bains
  • Rallier Thonon-les-Bains en train
  • Rallier Thonon-les-Bains en voiture

C’est cette dernière que j’ai retenue. Depuis mon domicile près de Dijon, ce sont 272 km et 3h20 de trajet. Le départ étant prévu le samedi matin à 9h et voulant privilégier le plus de fraîcheur possible, je ne me voyais mal partir à 5h du matin ! De plus, mon épouse Corinne m’accompagnait pour… forcément ramener la voiture.

Y aller en train ? Ouh là là… avec le vélo + un bagage de près de 20 kg avec sûrement 2 ou 3 changements ?! Très peu pour moi ! Il fallait que je sois le plus frais possible au départ, je ne me voyais pas me coltiner à trimbaler tout cela et à courir et stresser entre chaque quai.

J’ai donc pris un jour de congé supplémentaire le vendredi pour partir tranquillement en début d’après-midi et j’ai dû réserver un hôtel à Thonon-les-Bains pour la nuit de vendredi à samedi.

Au final, c’était parfait. Il a fallu tout de même 4h de route (beaucoup de bouchons entre Annemasse et Thonon-les-Bains). Corinne et moi avons bien profité de Thonon-les-Bains et des animations de la soirée. J’ai pu faire tranquillement quelques photos au kilomètre 0 de la Rosace officielle de la Route des Grandes Alpes (ce qui n’était malheureusement pas prévu au départ le lendemain matin). J’ai bénéficié d’une bonne nuit et j’étais frais et dispo pour le lendemain matin. Corinne a bien entendu du refaire le trajet inverse pour rentrer, soit 544 km en 24h.

Rosace kilomètre 0 de la Route des Grandes Alpes à Thonon-les-Bains.
Je retrouverais la même dans 8 jours à Menton…
Trop content !
Avec mon épouse Corinne.
Balade à Thonon-les-Bains.
Et un chouette dîner pour fêter le départ !

Tous les participants se sont arrangés pour arriver la veille. Seuls 2 membres sont arrivés par le train le matin 1/4 d’heure avant le départ mais ils avaient pris l’avion et logés la veille à Genève.

Pour le retour, l’arrivée étant à Menton, les solutions étaient presque identiques :

  • Rallier l’aéroport de Nice en train + retour en avion
  • Retour en train
  • Retour en voiture

Il y avait une solution supplémentaire : retourner à Thonon-les-Bains avec le véhicule d’assistance (option en sus du voyage proposée par Vélorizons) pour récupérer sa voiture. Ça a été le cas pour 2 participants.

Pour moi, c’était retour en voiture mais de façon différée : Corinne m’a rejoint le samedi 6 août le soir à Cagnes-sur-Mer pour enchaîner ensemble sur un congé estival de 15 jours. Depuis le domicile, 637 km (A/R 1274 km) et 6h15 de trajet (enfin sur le papier, dans la réalité en comptant les nombreux et inévitables bouchons, 10h à l’aller et 8h au retour !).


Le coût

Il est assez conséquent :

  • Le voyage organisé avec Vélorizons :
    La formule de base (pension complète, réservation des places en gîte ou auberges, en chambre commune ou dortoir, véhicule assistance avec chauffeur qui transporte les bagages et se tient à disposition des cyclistes en cas de problème, application de navigation pour smartphone, version numérique (pdf) du carnet de route détaillé de l’itinéraire, traces GPS de l’itinéraire) était de 965 euros.
    J’ai pris le supplément chambre individuelle : 350 euros.
    J’ai aussi ajouté 2 séances de massage : 100 euros.
    Soit 1415 euros.
  • L’acheminement aller/retour jusqu’à Thonon-les-Bains :
    Essence + autoroute : 100 euros
  • Nuit d’hôtel à Thonon-les-Bains : 68 euros
  • L’acheminement aller/retour jusqu’à Cagnes-sur-Mer :
    Essence + autoroute : 250 euros
  • Frais annexes (boissons, repas, divers) : 150 euros

Soit 1983 euros que l’on peut arrondir à 2000 euros.

C’est un sacré budget qu’il faut prévoir, oui, on peut dire que faire la Route des Grandes Alpes coûte une blinde ! Et encore je suis à Dijon qui n’est pas trop excentré par rapport aux Alpes… pour certains membres du groupe qui venaient de plus loin (Québec, Angleterre, Allemagne, Lille, Paris, Bordeaux…), l’addition a été plus salée.

J’ajoute aussi que le prix de l’essence qui a flambé entre 2021 et 2022 a fait gonfler la note… puis, ça ne regarde que moi, mais les prix des consommations étaient abusés. Par exemple un Perrier, c’était entre 3 et 3,50 euros, pour la génération qui calcule encore en franc dans sa tête (beaucoup se reconnaîtront !), et ben ce n’est pas donné… je ne vous parle pas des bières à 5 euros… mais bon, quand à la fin d’une ascension ou d’une journée où la température a tourné généralement autour des 35 degrés et que l’on rêve souvent à une boisson bien fraîche (les bidons d’eau chaude ne désaltèrent pas !), et bien je me suis un peu lâché pour récompenser mes efforts !

Pour conclure, c’est le prix du confort mais je n’ai aucun regret par rapport aux efforts journaliers qu’il a fallu produire durant 8 jours d’affilé et en plus accompagnés par une sacrée canicule. Les nuits de repos dans des hôtels confortables et des repas généreux m’ont assurément été très bénéfiques dans la gestion du voyage.


La préparation

Elle a débuté le 3 janvier et le premier objectif était le suivant : faire le plus de kilomètres et le plus dénivelé avant la date échéance. Depuis une dizaine d’années, je fais environ 6000 km / 60 000 m de dénivelé positif en incluant les sorties route / VTT / Vélotaf. Le tout en SOLO je précise, ne faisant pas partie d’un club. En juin, avant les grosses échéances de l’été, j’arrive environ à 3000 km / 25 000 m de D+, mais pour cette année il fallait à mon sens dépasser ces chiffres afin d’être le plus affûté possible pour pouvoir encaisser de gros efforts durant 8 jours d’affilé.

Pour réaliser cet objectif, je me suis basé sur ma saison 2021 (5800 km / 56 000 m de D+) et j’ai fait en sorte à toujours dépasser mes moyennes mensuelles. Un hiver et un printemps assez clément (peu froid et peu pluvieux, hélas un temps assez précurseur par rapport à la canicule de l’été à venir…) m’ont aussi bien aidé à enquiller les kilomètres – 4500 km – et du dénivelé – 45 000 m – avant la date échéance. Premier objectif rempli.

J’ai réparti mes sorties avec au moins 1 courte sortie en milieu de semaine pendant la pause déjeuner et une sortie le week-end.

J’avais aussi un second objectif : faire au moins une fois par mois, une longue sortie de plus de 100 km pour habituer mon corps à faire de longues heures de selle. C’était facile car je ne suis pas un rapide. Mes moyennes ne sont pas terribles, toujours à 21-22 km/h. Même si j’aime énormément faire du vélo, je n’ai pas une physiologie très adaptée pour faire du cyclisme très performant, j’ai un cardio qui ne monte pas trop dans les tours de manière prolongée… bref je suis un gros diesel sans turbo !

Oh je pourrais travailler un peu cela en faisant des séances spécifiques ou bien faire du home-trainer. Le problème : franchement je n’en ai jamais eu envie et passant déjà de bonnes semaines de boulot au bureau, ma seule idée de faire du vélo est de faire une sortie pour prendre l’air et se détendre.

J’ai commencé à faire « sérieusement » du vélo vers 28 ans mais en ayant d’abord en tête de grimper des cols tout en souffrant le moins possible puis au fur et à mesure de mon évolution, ma pratique du vélo s’est retrouvée à cheval entre le cyclisme et le tourisme ! Du coup, je n’ai jamais été en recherche de performance et ce n’est pas en 7 mois que j’allais m’y mettre ! Sur le plat, je pense avoir un bon rendement mais globalement, j’ai toujours du mal à envoyer dans les montées, je m’essouffle vite et j’ai les cuisses qui brûlent. Les fois où je me sens « performant », c’est quand je peux avoir une bonne fréquence régulière de pédalage. Mais sinon je me contente de grimper à un rythme « normal » et si je suis un ton en dessous, ce n’est pas grave, je fais avec sachant que ma satisfaction de réussir une ascension ne sera pas le temps passé mais d’arriver au sommet !

Bon avec le recul, ça n’aurait été pas trop mal d’avoir quelques notions. Le fait d’avoir été en contact avec les autres participants, j’ai pu observer que la majorité d’entre eux avaient une approche très pointue de leur pratique avec l’utilisation de cadiofréquencemètres et de capteurs de pédalage. Peut-être que pour un prochain voyage, je me pencherais bien sur la question pour sortir un peu de ma zone de confort et rechercher une éventuelle progression dans la gestion de mes efforts dans les ascensions.

Au vélo de route, j’ai ajouté seulement 4 bonnes séances de VTT intensives mais pas plus car il y a toujours plus de risques de chutes ou de chocs avec un obstacle et je ne voulais surtout pas me blesser et compromettre la préparation, voir le voyage !

Pas de séances course à pied non plus. Je n’en fais pas du tout et je n’allais pas m’y mettre faute de temps. Aussi la peur de me blesser, mon corps n’étant plus habitué à ce type d’effort (j’en ai fait pas mal quand j’étais jeune et il y a environ 7 ans et j’ai joué aussi pas mal au basket).

J’ai réalisé aussi tous les soirs jusqu’en mai des petits exercices pour muscler les abdos du ventre mais les beaux jours arrivants j’ai été moins assidu !

Je n’ai pas changé grand chose à mon alimentation. Moins de café quand même, le petit combo madeleine/cappuccino du soir supprimé. Je n’ai pas fait d’effort pour perdre spécialement du poids. Mentalement, j’ai toujours besoin de manger et ça participe à mon équilibre pour que je me sente bien. Bon, autant vous dire qu’après avoir vu que pratiquement tous les participants étaient bien affûtés, j’ai eu quelques regrets, qu’avoir des kilos en moins dans les ascensions, ça aurait pu compter… mais encore une fois, je n’avais ni le temps ni l’envie de me remettre en question !

J’ai conclu ma préparation par mon traditionnel week-end alpin que je réalise en juin depuis 2018. Durant 3 jours, j’en ai profité pour découvrir d’abord un massif qui me tenait à cœur depuis un moment avec celui du Vercors et réalisé des ascensions un peu confidentielles (Pas du Mortier via la route interdite, Col du Mont Noir) et scéniques (Col de la Machine). Puis le troisième jour, une sortie aventureuse au Col de la Charmette via la route interdite, cette fois-ci dans le Massif de la Chartreuse. Je n’ai pas ménagé mes efforts – 5450 m de D+ – et je me suis farci quelques piques de chaleur précurseuses de la canicule à venir et qui m’ont bien fait sentir que j’avais un peu du mal à les supporter…

La semaine suivante et à un mois de l’échéance, j’ai eu une petite vague de fatigue et de lassitude. Parfait ! Comment cela parfait ?! Oui, car chaque saison, j’ai une petite période de creux (pratiquement tous les cyclistes en connaissent une !) et j’avais en tête qu’il ne fallait absolument pas qu’elle tombe au moment du voyage ! C’était aussi le signal que ma préparation était terminée, que mon corps et l’esprit avaient besoin de souffler un peu et de récupérer pour la grosse échéance. J’ai donc réalisé des sorties tranquilles le mois de juillet en ayant comme dernier objectif d’arriver frais et dispo le 30 juillet pour la première étape de la Route des Grandes Alpes.


Le matériel

Pour ce voyage de 8 jours, j’ai préparé minutieusement une check-list des affaires à emmener et même en étant limité par le poids de mon bagage (20 kg), c’est un peu fou ce qu’il a fallu que j’emmène !

Le vélo

C’est un Colnago CLX 2.0 :

  • full carbone
  • transmission Campagnolo
  • triple plateau 50 – 40 – 28
  • K7 arrière 10 vitesses 14 – 29
  • roues aluminium Campagnolo Neutron
  • pneus Michelin Pro4 Endurance larg. 25
  • selle Brooks England

Pour la petite histoire, j’ai roulé très longtemps avec un vélo Lapierre équipé en triple plateau. Il a participé fidèlement à mes nombreuses aventures puis un jour il m’a malheureusement quitté après une rupture complète du cadre au niveau de la patte du dérailleur. Irréparable !

La mort dans l’âme, je m’étais rabattu sur un Scott Speedster 40… mais la stupide mode des pédaliers « compact » (comprenez seulement une combinaison de 2 plateaux de 50 et 34) a eu raison de ma modeste aptitude au cyclisme montagnard lors de mes ascensions alpestres lors des années 2018 et 2019 : je n’arrivais pas à tirer correctement ce foutu plateau de 34, même avec un pignon de 32 à l’arrière ! Sur une ascension longue, ça allait sur à peu près la moitié mais la fin était toujours difficile !

J’ai eu une formidable opportunité en achetant d’occasion ce Colnago CLX 2.0 en janvier 2020 et j’en suis très satisfait car j’ai retrouvé l’emploi du triple plateau qui me convient bien mieux !

Colnago CLX 2.0 équipé pour la Route des Grandes Alpes.

À ce vélo, j’ai associé bien entendu le matériel nécessaire pour réparer une crevaison :

  • une pompe
  • 2 chambres à air
  • 2 démonte-pneus

Pour garantir quand même un minimum de crevaison et du confort, environ 3 semaines avant, j’ai mis une paire de pneus neufs Michelin Pro4 Endurance en largeur 25 comme j’en ai l’habitude depuis des années.

Environ 2 mois avant, j’ai fait réviser mon vélo chez un vélociste pour garantir parfaitement l’ensemble transmission, chaîne, câblage, freins. Objectif : minimiser au maximum les problèmes techniques. Je n’avais pas envie de perdre une demi-journée, voir une journée à régler une panne !

J’ai aussi emporté un outil multi fonctions pour pouvoir régler éventuellement un petit problème mécanique ainsi qu’une paire de patins de rechange en cas où…

J’ai prévu 2 porte-bidons avec un bidon de 750 ml et un autre de 800 ml. C’est vrai que quand ils sont remplis, ça fait un poids de dingue en plus sur le vélo mais je n’allais pas regretter du tout avec la semaine caniculaire que j’ai eue pendant ma RGA.

J’ai prévu aussi un éclairage avant et arrière que j’avais prévu de mettre à 2 occasions : pour le passage des tunnels et paravalanches dans l’ascension du Col de l’Iseran et pour les éventuelles journées pluvieuses (aussi en cas de brouillard). Objectif : dans ces conditions un peu sensibles, être surtout bien vu par rapport à la circulation automobile. À noter que certains membres du voyage avaient tout le temps un éclairage arrière (en mode clignotant) pour être bien vu même en plein jour. Efficace, je ne l’ai pas fait sur la RGA mais c’est une bonne précaution que j’aimerais mieux observer à l’avenir.

Pour le poste de pilotage, mon fidèle compteur VDO MC 2.0 (avec les fonctions indispensables pour l’altitude et le pourcentage de la pente). À côté, un support téléphone pour mon smartphone qui servira à la fois pour prendre des photos et pour enregistrer mon parcours Strava. Pas de carte, j’ai enregistré en cas où le parcours mais je connais le tracé par cœur. Je l’ai juste utilisé à l’arrivée de chaque étape pour pouvoir joindre plus facilement mon hôtel.

Le poste de pilotage.

Enfin, pour en terminer avec l’équipement vélo, j’ai ajouté 2 sacoches :

  • Une sacoche de cadre ZEFAL ADVENTURE T1 pour pouvoir y mettre mon appareil photo et ma go pro.
  • Une sacoche de selle ZEFAL ADVENTURE R11 pour pouvoir y mettre un coupe-vent, des vêtements chauds en cas de mauvais temps, à manger (banane, pâtes de fruits, barres céréales), mon kit crevaison, mon outil multi fonctions, mes papiers, crème solaire. Cette sacoche à vide pèse 660 g, ça rajoute encore du poids avec toutes les affaires que l’on peut y mettre (jusqu’à 11 litres) mais j’ai l’habitude de les trimballer comme cela pour mes longues sorties depuis une Ardéchoise réalisée en 2015 où j’avais un sac à dos qui m’a littéralement broyé les épaules et le dos ! Je préfère rouler le haut du corps libre avec même de préférence rien dans les poches dorsales.

Je ne sponsorise pas ZEFAL mais ils ont le mérite des produits très corrects, très facile à installer et à un prix abordable !

La tenue cycliste

La tenue journalière :

  • Un maillot
  • Un sous-maillot
  • Un cuissard
  • Une paire de socquettes courtes
  • Une paire de gants
  • Une paire de chaussures
  • Un casque
  • Une paire de lunettes
  • Une casquette (ou un bandeau)

Pour la semaine, j’avais prévu :

  • 3 maillots
  • 3 sous-maillots
  • 1 maillot manche longue
  • 3 cuissards
  • 3 paires de socquettes courtes
  • 1 paire de chaussettes
  • 2 paires de gants
  • 1 paire de gants longs
  • 2 paires de chaussures
  • 1 maillot manche longue
  • 1 paire de jambières
  • 1 paire de manchettes
  • 1 paire de couvre-chaussures
  • 1 bonnet sous-casque
  • 2 coupe-vent

Le point essentiel pour cette RGA, ça a été de porter une attention spécifique à la qualité du cuissard. Jusqu’à mon voyage, j’ai toujours investi modérément dans de la « moyenne gamme » au niveau des vêtements vélo (généralement Ékoï). Vu les prix affichés, on a vite fait de basculer dans un budget de folie (et je ne parle pas du vélo…) pour pratiquer notre sport préféré. Mais il est vrai que sur des grosses sorties vélo, j’avais un peu les fesses en souffrance sur la fin mais comme je n’avais pas forcément à enchaîner le lendemain, cela allait bien. Mais là, c’était 8 jours d’affilés…

J’ai donc acheté un cuissard « haut de gamme » (chez Ékoï, je ne fais pas de pub mais la marque est accessible avec un large choix de produits et prix, notamment avec ses nombreuses promotions) qui était adapté à des sorties d’au moins 8 heures. Après plusieurs essais, notamment lors de mon week-end de juin dans les Alpes, ils se sont avérés très concluants. Il n’y a pas à dire, ça change la vie ! Très confortable et un confort permanent tout au long de longues sorties. Je n’ai pas hésité, j’en ai acheté un second !

Cuissard EKOI PRO GEL MEMORY CONFORT EVO, très confortable !

Pour le port de ma tenue journalière, je me suis organisé de la manière suivante :

  • mes 2 bons cuissards + 2 maillots + 2 sous-maillots + 2 paires de socquettes + 1 paire de gants en alternance sur l’ensemble de la semaine, j’ai donc fait une lessive tous les soirs
  • une troisième tenue cuissard (moyenne gamme) + maillot + sous-maillot + une paire de gants de secours en cas où j’aurais eu un jour de pluie qui aurait éventuellement retardé le séchage de ma tenue du jour
  • une paire de chaussures (neuve pour l’occasion) et mon ancienne paire en cas jour de pluie qui aurait éventuellement retardé le séchage de ma paire principale
  • 1 maillot manche longue + 1 paire de jambières + 1 paire de manchettes + 1 paire de couvre-chaussures + 1 bonnet sous-casque en cas de jour de pluie ou de temps semi-hivernal… oui oui en plein été, la météo peut vite devenir désastreuse en montagne et à 2000 m, c’est la caillante assurée ! Si on ne se couvre pas dans ces cas-là, c’est l’angine assurée le lendemain et quasiment la fin du voyage dans la foulée !
  • 2 coupe-vent. J’en ai mis un systématiquement dans la sacoche de selle et j’en avais prévu un de plus pour les éventuelles mauvaises journées. Je n’en ai quasiment pas eu besoin durant ma semaine caniculaire… notamment lors de mes ascensions y compris dans les descentes des 2 sommets de la RGA, Iseran et Galibier, où la température a affiché près de 35°C !!!
  • un casque… indispensable !!! Je ne vous fais pas un topo pour la sécurité… dans les toutes les chutes que j’ai eues, il m’a sauvé d’un bon traumatisme crânien ou mieux encore la vie ! Quand on tombe, la tête tape systématiquement le sol… quand je vois encore des cyclistes qui roulent sans casque (oui, oui, vu aussi sur la RGA !) … Il a aussi l’avantage de protéger en partie du soleil. J’ai aussi souvent mis une casquette sous le casque, là aussi indispensable pour se protéger du soleil.
  • une paire de gants, là-aussi indispensable. Je les choisis souvent avec une matière matelassée au niveau des paumes, idéale pour amortir les vibrations au niveau du guidon. Indispensable aussi en cas de chute, imaginez l’état de vos mains… pas pratique ensuite pour reprendre en main le guidon !
  • une paire de lunettes. Protection contre le soleil, le vent et imaginez un insecte heurtant votre œil dans une descente à pleine vitesse…

L’alimentation

Chaque journée, elle a été répartie en 4 points, le petit-déjeuner, le déjeuner, le dîner et le « en cours de route ».

Commençons par le « en cours de route », pour chaque étape, j’avais prévu de m’alimenter de la façon suivante :

  • La boisson : un bidon de 750 ml et un autre de 800 ml. Pas le choix, il fallait penser « à se doper » ! Habituellement, je tourne à l’eau claire avec une goutte de sirop Pulco ou de menthe mais dans ce type d’effort, sur des ascensions difficiles répétées sur 8 jours, il était sûr que ma barre d’énergie n’allait pas rester à 100% tout le long chaque étape ! Je me suis rabattu sur de la poudre « Isotonic » (2 sachets de 650 g / 34 bidons) à diluer dans mes 2 bidons. Généralement, je me gardais un bidon pour le matin et l’autre pour l’après-midi. Au cours de l’étape, j’ai complété mes bidons avec de l’eau.
    Finalement, avec la chaleur caniculaire que j’ai eue à subir, je n’en ai jamais vraiment ressenti les effets ou alors inconsciemment, je pense que cela m’a évité de grosses baisses de régimes ou des crampes musculaires mais dans tous les cas, cela ne m’a pas empêché d’en avoir ainsi qu’une crampe dans la seconde étape ! De plus, avec la chaleur, le bidon de l’après-midi était difficile à boire et au fil des étapes, j’ai trouvé cela écœurant, je m’en suis même passé lors de la dernière étape. Dans tous les cas, j’ai tellement peu l’habitude de ce produit par rapport à mes efforts souvent basés sur l’endurance que je ne peux vous donner un avis éclairé sur ses « bienfaits ». Quasiment tous les participants utilisaient ce type de produit.
    Je faisais aussi systématiquement une pause dans un bar (surtout l’après-midi) pour y déguster un Perrier. Le côté gazeux très frais m’a souvent aidé à faire baisser la chaudière ! Et surtout à me faire un peu oublier les litres d’eau (souvent tièdes) que je buvais à longueur de journée… Pas de bières que je me réservais pour l’après-étape. Pas de boissons sucrées comme le Coca, j’ai toujours eu de grosses baisses de régime après en avoir bu.

Pour l’eau, je n’en ai généralement pas manqué… j’ai eu 3 moyens d’approvisionnement : les fontaines ou points d’eau potable que l’on pouvait trouver sur la route de la RGA, les bars où je m’arrêtais pour consommer et le camion d’accompagnement de l’agence de voyage Vélorizons, le guide y pourvoyant avec toujours au moins 2 gros jerricans lors du repas du midi ou de quelques arrêts programmés du matin.

À noter que près d’une semaine plus tard, lors de mes vacances estivales à Cagnes-sur-Mer, la plupart des fontaines étaient fermées par arrêté municipal ou préfectoral à cause de la sécheresse ! Ça n’empêchait pas les douches des plages de couler à flots !!! Dans tous les cas, c’est un paramètre à prendre en compte pour les étés à venir si le réchauffement climatique perdure…

  • Les en-cas : bon là, c’est simple et ce depuis mes débuts à vélo. Barres céréales « Grany » (noisettes, fraises et framboises ou pommes) et pâtes de fruits. J’ai emmené mes rations de façon à avoir au moins 2 barres et 2 pâtes pour chaque étape. L’agence de voyage Vélorizons fournissait aussi des barres de céréales mais c’était des marques de base (genre les barres de « Super U ») au goût beaucoup assez fade. J’en ai pris quelques-unes mais elles n’étaient franchement pas terribles…
    J’ai aimé ajouter de temps en temps 2 en-cas supplémentaires : un ou deux croissants chipés au petit-déjeuner de l’hôtel (j’aurais pu aussi en acheter le long de la route comme je le fais de temps en temps lors de mes grosses randonnées) et une banane (chipée aussi au petit-déjeuner de l’hôtel). Je me réservais cette dernière pour les gros coups de mou, à chaque fois, ça m’a rechargé à bloc et j’avais la sensation de manger le meilleur truc au monde !
    Sur quelques arrêts programmés de milieu de matinée, le guide de l’agence de voyage Vélorizons prévoyait un assortiment d’aliments à grignoter. Ma préférence allait à des fruits secs, des figues ou des dattes.
    J’ai aussi profité de mes arrêts bars pour m’offrir une tarte aux myrtilles. Ce n’était pas prévu au départ mais c’est devenu un fil rouge au cours de mes 8 étapes. Et puis, c’était franchement délicieux et le goût sucré ajoutait un peu de douceur aux longues heures d’effort !

Le petit-déjeuner : pris dans les hôtels, il était très bien achalandé et il y en avait pour tous les goûts. Pour ma part, je faisais le plein d’énergie avec un verre de jus d’orange, un café, un croissant et avec du pain frais, une tartine de « nutella », une tartine de miel et une tartine de confiture.

Le déjeuner : il était fourni sous forme de pique-nique par l’agence de voyage Vélorizons. Préparé et correctement achalandé par le guide, il y en avait aussi pour tous les goûts. Différentes salades de pâtes, de légumes ou de taboulés servaient de plats de résistance. Puis il y avait de tout pour compléter le repas : pains, saucissons, fromages, fruits etc…
Sur les 7 étapes*, j’ai « sauté » exceptionnellement 3 pique-niques (le pourquoi détaillé dans chaque étape) en déjeunant dans un restaurant (l’un m’a été « fatal », le pourquoi expliqué dans la cinquième étape).
* À noter que la dernière étape se terminant le midi, il n’y avait pas de pique-nique de prévu, le déjeuner était donc à la charge des participants.

Le dîner : pris à l’hôtel pour 6 étapes et au restaurant pour une étape (la 8e étape se terminait le midi). Les repas n’étaient pas spécialement adaptés à des cyclistes réalisants une RGA (oubliez les gros plats de pâtes à l’italienne !). C’étaient des menus standards de restaurants MAIS ils étaient suffisamment bien copieux, équilibrés et très bons, cela m’a très bien convenu. Je n’ai aucune indigestion.

Pour chaque étape, je me suis offert une bière pression en guise d’apéritif du soir et parfois un café après le dîner avant de rejoindre ma chambre.

Pour conclure, la restauration a été parfaite sur l’ensemble du voyage. Je ne me suis pas « réservé » sur mon alimentation ayant toujours en tête que c’était le principal carburant nécessaire aux gros efforts à faire pour chaque étape.

La « pharmacie »

Non, je ne vais pas du tout parler de dopage ! J’ai tout simplement prévu quelques trucs pour préserver le corps durant les 8 étapes qui allaient être assez éprouvantes :

  • D’abord, comme je l’ai signalé un peu plus haut, le point crucial du cycliste était le fessier. Après de longues heures à pédaler en étant assis sur une surface d’environ 30 cm carré… les frottements et la chaleur mettent notamment à mal l’entrejambe et la raie des fesses (et même le « trou de balle » soyons franc !). Pour éviter ce contretemps qui pourrait être assez fâcheux (pour ceux qui ont déjà connu cela, ils savent forcément de quoi je parle !) qui en plus, est difficile à soigner avec la répétition des étapes à enchaîner, j’ai prévu 2 crèmes :
    – une première pour prévenir contre l’irritation de la peau – du Dexpanthénol, « la crème pour les bébés » – à appliquer pour la journée,
    – une seconde pour protéger, réparer, assainir et apaiser – du Bariéderm cica-crème de chez Uriage – à appliquer pour la nuit.
    L’application de ces 2 crèmes a été très efficace ! J’ai bien dormi de côté là, aucun problème au cours des 8 étapes.
  • Sporténine : un traitement homéopathique sous forme de comprimé à croquer. J’en ai pris un chaque soir pour prévenir de la fatigue musculaire, crampes et courbatures. Là aussi, chacun fait ce qu’il veut mais pour ma part, cela a été efficace, juste quelques petites courbatures le matin au lever.
  • Crème solaire. Je n’en avais pas du tout prévue pour ce voyage comptant sur mon « bronzage » gagné lors de ma préparation… grosse erreur ! Il est vrai que je ne suis pas fan de cette crème car je transpire énormément et que cela donne un état « lamentable » sur ma peau… mais avec les premières étapes caniculaires et avec des ascensions qui offrent souvent peu d’ombre, j’ai fini par cuire littéralement au cours de la 4ème étape ! Au départ de la 5e étape à Briançon, je me suis précipité dans une pharmacie pour acheter une crème solaire indice 50+ « très haute protection », du lourd quoi !… Notifiée « résistant à l’eau », je n’ai pas trop subi les effets mélasse désagréable sauf un peu sur les avants-bras mais dans tous les cas, ça m’a fait du bien et évité d’avoir de gros problèmes de méchants coups de soleil qui m’auraient rendu la vie un peu plus compliquée ! Pour ceux que ça intéresserait, 2 filles participantes ont utilisé des manchettes pour protéger leurs avants-bras. Rien qu’à les voir, j’avais trop chaud mais elles m’ont expliqué qu’elles étaient spécialement conçues pour être anti-UV et qu’elles offraient une très bonne respirabilité.

J’avais prévu du Doliprane en cas de migraines ou de grosses douleurs. Pas de migraines durant la semaine mais à la suite d’un évènement inattendu – un tour de rein le matin de la seconde étape – j’ai dû en prendre un comprimé le matin des étapes suivantes – pour soulager la douleur. J’ai ajouté à cela une crème « baume Saint-Bernard » achetée en pharmacie au cours de la 3ème étape et que j’ai appliquée matin et soir.

  • Massage. En sus, l’agence Vélorizons proposait des séances de massages (50 euros/séance de 30 minutes), j’en ai commandé 2. Un investissement qui a un petit coût mais je m’étais dit que ça allait participer activement à ma récupération. Au soir des 4e et 6e étape, elles sont finalement très bien tombées en raison du tour de rein que j’ai eu au départ de la seconde étape ! La première a été un massage de « bien-être » (Laetitia Bronze) exclusivement sur le dos qui m’a fait beaucoup de bien, la seconde a été plus technique réalisée par un ostéopathe (Rodolphe Bizet) qui a fait un travail spécifique pour « soulager » les lombaires. Ces 2 massages ne m’ont pas soigné immédiatement mon tour de rein mais m’ont permis de moins souffrir sur l’ensemble du voyage.

Les affaires hors-vélo. Il n’y a pas que le vélo dans la vie, il fallait bien emmener les affaires suivantes :

  • 1 serviette de bain : pas pour la douche puisqu’elle était fournie avec l’option chambre individuelle mais pour les éventuelles baignades piscine (possibilité étape 1 et 7)
  • Affaires de toilette (shampoing, gel douche, brosse à dent, dentifrice, gant de toilette)
  • Une paire de sandale
  • Slips, 2 paires de chaussettes, 2 shorts, 4 tee-shorts, un pull (pour les éventuelles soirées fraîches), 1 maillot de bain, 1 casquette, 1 pyjama
  • 1 tube lessive
  • 1 cintre pour faire sécher les affaires en cas où (les cintres dans certains hôtels ne sont pas amovibles !)
  • 1 chargeur pour le smartphone
  • Mon cahier de profils afin d’étudier les ascensions et d’apporter des notes pour enrichir mon site Alpes4ever !
  • 20 euros en liquide pour les consommations dans les bars qui ne prendraient pas la carte bleue…
  • Mon appareil photo + pied (je n’ai malheureusement pas pu l’utiliser faute de temps) + chargeur
  • Ma caméra Go Pro + perche (je n’ai malheureusement pas pu l’utiliser faute de temps) + batteries + chargeur
  • Un livre pour le soir avant de s’endormir (Sorceleur – la saison des orages, d’Andrzej Sapkowski)

Pour conclure

Une introduction un peu longue mais nécessaire pour vous expliquer en détail tous les éléments nécessaires pour réaliser cette Route des Grandes Alpes en 8 jours. Et surtout, j’ai essayé de mettre toutes les chances de mon côté pour la réussir ! Pour ma part, c’est un voyage qui ne devait pas s’improviser car j’avais l’objectif de le mener jusqu’au bout…

Allez maintenant, place à l’aventure avec le récit de la première étape !

  1. Salut Joris !! 🙂

    J’ai profité de cette soirée pour me délecter devant le début de ton récit et la première étape !! Un régal mon vieux !! 😀
    Et les paysages qui sont déjà au top !! 🙂

    Hâte de lire la suite !!

    (on ne peut pas laisser de commentaire sous l’article de la première étape)

    • Hello Idris !
      Merci de ton message qui me fait hyper plaisir !
      Oui, les paysages ont été incroyables avec ce soleil (de plomb), tu vas voir dans les photos de la seconde étape, c’est encore plus fou !
      J’ai bien avancé pour le récit de la seconde étape, ça arrive bientôt, peut-être ce week-end…
      J’ai corrigé l’activation des commentaires !
      Je pense bien à toi, continues à bien te soigner…

  2. Romain M.

    Encore bravo pour cette aventure, Joris ! Hâte de lire l’ensemble du périple, tu as cette capacité à rendre passionnant tous les récits que tu contes.

    Romain.

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