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Pas du Mortier (tunnel)

Pas du Mortier (tunnel) (photo Alpes4ever).

Le Pas du Mortier – 1391 m – est une des destinations « oubliées » à la manière du Col de la Charmette. En effet, ce col situé le plus au Nord du Massif du Vercors a vu une partie de sa route disparaître dans un éboulement lors de l’hiver 2020-2021 (versant Saint-Quentin-sur-Isère et à environ un kilomètre et demi du tunnel) et rendant donc son franchissement quasi impossible…

VERSANT NORD

VERSANT EST

Son ascension depuis Saint-Quentin-sur-Isère au Nord (19,5 km) ou Veurey-Voroize à l’Est (20 km) est sportive : près de 1200 m de dénivelé positif à 6% de moyenne. Pour chacune de ces variantes, vous aurez à gravir une première partie assez difficile avec des passages à plus de 9%, voir 10% avant Lespinasse (variante Veurey-Voroize). La seconde partie démarre communément à Montaud où la pente se fera plus régulière mais moins insistante avec une moyenne comprise entre 5 et 7%. Après le passage du Col de Montaud – 1065 m – le paysage va se découvrir et vous offrir un chouette divertissement avec un passage le long d’une imposante barrière rocheuse. La route coupée a été restaurée en une piste d’environ 200 m rendant l’accès complet jusqu’au Pas du Mortier et son tunnel.

Éboulement Hiver 2020-2021 (photo Alpes4ever).

Suite à l’ascension du Pas du Mortier (tunnel) – 1391 m que j’ai effectuée fin juin 2022, voici un récapitulatif détaillé de l’éboulement qui a eu lieu lors de l’hiver 2020-2021 et de sa traversée.

Avant toute chose, j’ai effectué la traversée de l’éboulement à mes risques et périls en engageant ma responsabilité personnelle.
Si vous tentez vous-même l’aventure, seule votre entière responsabilité personnelle est engagée !

Commençons par un petit historique

LD218 qui relie Saint-Quentin-sur-Isère – passant par Montaud et le Tunnel du Mortier – à Autrans a été construite durant l’été 1967 à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver de 1968 qui ont eu lieu à Grenoble.

Paradoxalement, elle a été ouverte le 23 avril 1968 juste après la fin des Jeux ! Cette route permettait de desservir – sans passer par Grenoble – à Autrans sur le massif du Vercors, le stade olympique de ski nordique et le tremplin de saut à ski.

Selon certaines sources, elle aurait été construite trop rapidement et les études géologiques ayant abouties à des conclusions un peu trop hâtives.

Les locaux connaissant l’instabilité des barres rocheuses de la Grande Brèche et de la Sure aurait préconisé un percement du tunnel en amont (au niveau du Rocher de Combe Noire, avant la Grand Brèche) de celui existant…

Et les ennuis ont commencé assez tôt : le 30 janvier 1971, un énorme éboulis à Combe Noire (50 000 m3 de roches) conduit à une longue fermeture de l’axe qui est réouvert le 5 octobre 1972 après une purge du rocher et un reprofilage de la chaussée.

Après une période calme de 20 ans, c’est un second éboulement qui a lieu le 20 avril 1992 au lieu-dit de la Palette (voir cartes ci-dessous). La route est désormais coupée. Et paradoxalement, juste après les Jeux olympiques d’Albertville !

Les randonneurs et cyclistes devaient alors contourner le passage éboulé, long d’une centaine de mètre par un vague sentier assez raide, obligeant déjà à prendre quelques risques…

La route restera ainsi coupée jusqu’au printemps 2017. De bonnes volontés ont réalisé un chemin artisanal permettant aux randonneurs et cyclistes (pas les véhicules motorisés) de franchir enfin ce passage en bonne quiétude. À noter que ce dernier est toujours viable.

Mais la montagne n’a pas dit son dernier mot ! Voilà qu’au cours de l’hiver 2020-2021 (je n’ai pas réussi à trouver la date précise), un troisième éboulement a eu lieu en amont (à environ 350 m) du second éboulement.

Et là, pour l’avoir vérifié de visu, c’est la catastrophe ! Sur près de 100 m de long, c’est un amas de rochers et de pins déchiquetés qui a emporté la route !

Carte IGN avec mise en situation des 2 derniers éboulements.
Carte satellite avec mise en situation des 2 derniers éboulements.

Comment traverser l’éboulement ?

Avant de grimper le Pas du Mortier depuis Saint-Quentin-sur-Isère, je connaissais la situation grâce aux témoignages laissés sur ce site mais pas vraiment l’ampleur… Le passage était possible et j’avais décidé de tenter l’aventure. Mon approche a été bien conditionnée par l’état très moyen de la route à partir du hameau du Coing.

Le passage de l’éboulement se trouve peu après la zone des parapentistes.

Zone des parapentistes (photo Alpes4ever).
Deux panneaux « Circulation interdite à tout véhicule dans les deux sens », le message est bien clair ! Juste au-dessus, on distingue le pan de montagne qui s’est effondré… (photo Alpes4ever).

Puis on arrive au passage de l’éboulement…

Amas de rochers et de pins déchiquetés (photo Alpes4ever) !

La photo est trompeuse, on croit que ce sont des pierres et quelques branches… absolument pas, ce sont de gros rochers allant de 50 cm à près de 2 mètres et des troncs d’arbres ou des grosses branches !

J’avais prévu des protège-cales pour mes chaussures vélo… elles allaient s’avérer inutiles ! Premier conseil : prévoir une paire de chaussures légères de rando ou une paire de basket. Vous allez en avoir besoin car le passage est très pentu et l’adhésion aux rochers et parties sableuses est assez difficile.

Au premier coup d’œil, il n’est pas évident du tout de deviner un chemin… d’autant qu’à l’opposé de l’éboulement, il y a un amas de d’arbres qui barre le passage.

Second conseil : il faudra être prêt physiquement ! Traverser sur une pente raide en portant son vélo et quelques éventuelles sacoches est un véritable parcours de combattant ! Je crois que j’ai mis 20 grosses minutes…

Troisième conseil : et si il y avait un nouvel éboulement ?!!! Perso, y penser seulement 2 secondes !

Je traverse par le haut : première erreur ! On se retrouve au-dessus de l’amas d’arbres, sortie impossible.

Je redescends par le centre : seconde erreur mais que je réussis à relever. Dans l’amas d’arbres, un passage a été « aménagé » par des randonneurs qui ont placé des branches pour « faciliter » le passage. Ça passe pour des randonneurs mais un cycliste avec un vélo, c’est très compliqué. Je réussis à traverser au prix de gros efforts ! Me voilà enfin de l’autre côté…

Pas facile du tout de trimbaler le vélo dans l’amas d’arbres (photo Alpes4ever) !

Mais mais mais… je m’aperçois que j’ai perdu l’une de mes protège-cale !!! Au prix que je les ai payées (et j’en aurais besoin pour ma prochaine RGA), je décide de revenir sur mes pas (sans le vélo bien sûr). Je retrouve l’objet au premier quart de ma traversée… punaise !

En commençant ma seconde traversée, je vois soudainement un cairn sur ma gauche ! Puis un autre… des randonneurs avertis ont balisé un accès. Je le suis, ce n’est pas évident non plus et deux ou trois cairns se sont effondrés donnant quelques hésitions sur la direction à suivre.

Je finis par arriver sur la gauche sous l’amas d’arbres. Il y a une piste en terre très raide. Si j’avais eu le vélo, cela aurait été aussi difficile mais en étant équipé de baskets ou chaussures de rando, c’était faisable mais aussi au prix d’un gros effort.

La sortie de la piste en terre (photo Alpes4ever).

La photo ci-dessous (vous pouvez l’afficher en grand) montre les différentes voies.

En théorie, suivre la voie des cairns sur la gauche… (photo Alpes4ever).
Vue supérieure de l’éboulement… impressionnant (photo Alpes4ever) !
Vue inférieure de l’éboulement… (photo Alpes4ever).
Enfin de l’autre côté de l’éboulement !

Voilà pour le franchissement… j’ai bien transpiré quand même mais je pense que si j’avais été équipé au moins d’une paire de baskets, le passage aurait bien mieux négocié.

Pour conclure, vu l’ampleur de l’éboulement, on peut vraiment douter que des travaux soient engagés pour réaliser un chemin comme pour l’éboulement de 1992. Pensez que pour ce dernier, il a fallu attendre 2017, soit 25 ans, pour qu’un accès viable soit construit !

Personnellement, j’aime parfois découvrir les routes « oubliées », et j’ai profité de cette occasion pour pouvoir faire celle du Pas du Mortier avant que cette dernière disparaisse pour toujours… D’ailleurs, j’ai même doublé la mise en faisant celle de la Charmette 2 jours plus tard (j’y reviendrais plus tard…) !

Une fois que vous reprendrez la route (attention c’est plein de cailloux, j’y reviendrais en détails plus tard), vous arriverez rapidement au fameux chemin qui franchit l’éboulement de 1992. À faire à pied, ça passe pas en vélo de route. Puis vous arriverez enfin à l’entrée du Tunnel du Mortier…

Vue sur l’éboulement de 1992 comblé par un chemin (photo Alpes4ever).
Le Tunnel du Mortier (photo Alpes4ever).

À noter, 2 sources intéressantes sur le sujet :

Article de Lucien Chevalier

Article de Fandom

VERSANT SUD

L’ascension située au Sud et démarrant d’Autrans (attention, il faut compter des ascensions supplémentaires depuis Grenoble, la Vallée de l’Isère ou au sein du Massif du Vercors) vous permettra de vous rendre directement au Pas du Mortier – 1391 m – et l’entrée du tunnel. Elle n’est pas très longue – 8,6 km – pas trop difficile si ce n’est un petit effort à fournir dans le final avec près de 2,6 km sur une pente comprise entre 6,5 et 8% de moyenne.

Pour le franchissement du tunnel, même si le revêtement est assez propre (constaté en juin 2022), prévoir éclairage et une longueur de 500 m.

À noter que le véritable Pas du Mortier se situe à 1543 m mais n’est accessible par un rude sentier pédestre. Mais certains ont déjà tenté l’aventure en VTT.

Massif du Vercors

Pas du Mortier (tunnel) / Versant Nord

VERSANT NORD

Distance : 19,5 km
Départ : Saint-Quentin-sur-Isère
D+ : 1201 m
% moyen : 6%
% maxi : 9% sur 1605 m

Pas du Mortier (tunnel) / Versant Est

VERSANT EST

Distance : 20 km
Départ : Veurey-Voroize
D+ : 1195 m
% moyen : 6%
% maxi : 10,5% sur 935 m

Pas du Mortier (tunnel) / Versant Sud

VERSANT SUD

Distance : 8,6 km
Départ : Autrans
D+ : 349 m
% moyen : 4%
% maxi : 8% sur 1195 m

Archives pour mémoire…

Pour les aventuriers, il y avait la possibilité de contourner cet effondrement mais à pied et en portant le vélo, le tout de manière assez acrobatique, voir le témoignage ici. Cependant, une nouvelle difficulté s’est ajoutée depuis 2015 quand au franchissement du tunnel avec la pose d’une grille (voir ici) ! Voir le témoignage de Baptiste ici. Mais… un trou aurait été percé dans cette grille, il serait assez gros pour y passer un vélo démonté de ses roues. Mais mais mais… il n’y aurait plus de grille depuis l’été 2017, voir le reportage sur le blog de Greg et grâce au témoignage récent de Camille (4 novembre 2017) et vu sur le blog du cyclo randonneur varcois, une piste d’environ 200 m a remplacé la route coupée et la grille a été enlevée, c’est pas génial tout ça ?!

Décidément l’accès depuis Saint-Quentin-sur-Isère subit bien des aléas, voici des infos datant de début avril 2021 (merci à Stéphane, Romain et Isabelle) :

  • 4 avril 2021 (Stéphane) : Bonjour,
    j’ai pour ma part tenté le passage hier, du Montaud vers Autrans. Mauvaise idée, de la neige sur la route et surtout il y a eu un nouvel éboulement et nous avons pris le risque de franchir, difficilement, les arbres entremêlés, avec la neige sur les pierres… Je ne sais quand ça va être déblayé, mais là, je ne conseille pas. En revanche, le tunnel était ouvert et la route y est très bonne ! Bref, à faire un peu plus tard dans la saison…
    Merci au passage pour le site !
  • 4 avril 2021 (Romain) : Je suis passé en vélo de route le 3 avril depuis Autrans et je confirme le nouvel éboulement qui rend le passage très compliqué et dangereux, surtout qu’il y avait de la neige en plus des pierres… j’avais l’habitude de monter par Montaud, ça passait bien surtout depuis qu’il avait été aménagé une piste avant le tunnel. Là c’est révolu, je vois mal pourquoi la DDE prendrait le risque de rouvrir la circulation, même aux cyclistes.
  • 5 avril 2021 (Isabelle) : Je confirme les dires de Stéphane et CASSAGNEAU, route empruntée à pied aujourd’hui 5 avril : éboulement récent (cet hiver ?), des milliers de tonnes de rocs tombés, et des grands arbres emportés. La neige dure permet une certaine cohésion, mais quand ça va se radoucir…. ça continuera de bouger !
    On a pu franchir le passage à pied ce jour, mais en grimpant dans les branches et sur de la neige dure. On ne l’aurait pas fait avec un vélo sur le dos. Et encore moins s’il avait fait chaud, trop de risque que le terrain continue de glisser.
    Cela dit, monter à vélo jusqu’à cet éboulement (vers 1300 m) permet quand même une belle grimpette depuis St-Quentin, et le paysage sur la plaine de l’Isère est très beau.

Et voici des infos un peu plus récente pour l’année 2022 :

28 mai (merci à Théophile) :
Bonjour à tous,
J’ai passé le tunnel du Mortier depuis Veurey-Voroize jeudi 26 mai, à l’occasion d’une diagonale nord sud du Vercors avec les sacoches.
Le tunnel est ouvert, la principale difficulté se situe sur la route 600 m avant le sommet : un éboulement récent rend la route impraticable à vélo. Ça passe à pied dans un dédale de roches : j’ai fait passer tour à tour les paires de sacoches puis le vélo. Il faut être en forme et tonique pour passer !
La suite n’est que pur plaisir, la vue est agréable et la descente vers Autrans est très agréable aux beaux jours.
Enfin, je conseille la montée depuis Veurey-Voroize aux plus sportifs, c’est long et raide ! Mais en prenant son temps on s’élève doucement
Bon ride !

  1. Lionel

    Un de mes cols préférés par là, un petit air de col de l’époque des Lapize et autre Faber, par contre la route après Montaud était en piteux état au point que souvent c’était d’avantage une prépa technique pour la saison cross qu’une belle bosse. Dommage qu’aucune initiative ne soit pris pour la métropole pour le mettre en valeur auprès des cycliste, il y aurait de quoi faire un beau projet pour les étudiants des écoles d’ingé et d’archi.

    • Oui Lionel, et il y en a beaucoup de routes qui sont malheureusement abandonnées faute de budget pour les entretenir et ça coûte encore plus cher quand il faut les remettre en état ! J’en ai d’ailleurs découvert une belle dimanche dernier, il s’agit du Col du Colliard – D39 depuis les Neyrolles – dans le Haut Bugey. Une route spectaculaire avec de bons lacets mais d’ici quelques années, on pourra seulement passer avec un VTT !

      • Lionel

        Nous aussi dimanche, j’ai passé la route de Gator vers Thiers, la route est tellement mauvaise que même les bas côtés ne permettent plus de passer, dommage car la bosse est dure et permet d’accéder à la route qui grimpe ensuite au Col de la Plantade par Saint Victor de Montvelanaix. Et encore l’an dernier j’avais trouvé peu de route granuleuse en Isère, nous c’est un sport national et c’est ce qui explique en partie que le Tour ne soit pas passer par la face dure du Béal, la route est pourrie par endroit.

      • Salut Joris. Ton commentaire à propos du col du Colliard est très pertinent… et d’une tristesses infinie. C’est vrai que la nature reprend ses droits en quelques années seulement. Le Colliard je l’ai fait il y a peut être 4-5 ans, et puis je l’ai ensuite refait 2 fois en mai cette année (2020). La différence de l’état de la chaussée est deja saisissante. Et en effet d’ici 5 ou 10 ans elle ne sera plus praticable en vélo de route. Et puis le danger ira en augmentant aussi. Quel dommage.

        • Hello Baptiste, oui et on peut parler de la Charmette… cela me rappelle aussi une ancienne route que j’avais essayée d’emprunter en 2013, c’est celle du Col du Solude côté Villard-Reymond. J’en parle sur cette page. J’ai pu faire à peine 1,5 km pour abandonner ensuite car la nature avait totalement repris ses droits. Pourtant, la piste est encore visible sur les cartes IGN mais elle ne signale pas son état !

  2. philippe

    Concernant le Mortier, j’ai eu l’occasion de monter par ce cote la, avant que la falaise ne tombe. Le département a renoncé a rouvrir la route chaque printemps… mais c’est vraiment dommage. Ca serait un accès cycliste idéal pour éviter les 2 accès saturés actuels
    Un autre trace serait possible, en passant par la route d’Ezy, mais les riverains de Noyarey ne seraient surement pas contents !

  3. Pierre

    Je suis passé au Mortier samedi 3 octobre. Une grille obstrue à nouveau l’entrée du tunnel, avec l’impossibilité de passer, même un vélo.
    J’ignore si c’est définitif… Quelqu’un en saurait-il plus ?

  4. Aur.

    Le tunnel était ouvert le 18/10

  5. stéphane

    Bonjour,
    j’ai pour ma part tenté le passage hier, du Montaud vers Autrans. Mauvaise idée, de la neige sur la route et surtout il y a eu un nouvel éboulement et nous avons pris le risque de franchir, difficilement, les arbres entremêlés, avec la neige sur les pierres… Je ne sais quand ça va être déblayé, mais là, je ne conseille pas. En revanche, le tunnel était ouvert et la route y est très bonne !
    Bref, à faire un peu plus tard dans la saison…
    Merci au passage pour le site !

    • Bonjour Stéphane, un grand merci pour l’info ! Décidément, l’accès depuis Saint-Quentin-sur-Isère subit bien des aléas ! Ce nouvel éboulement ne va pas aider à le maintenir… j’ai remonté votre commentaire sur la page. Auriez-vous des photos des dégâts, ce serait sympa pour illustrer le propos ? Si oui, me les faire parvenir par mail à contact@alpes4ever.com

  6. CASSAGNEAU

    Je suis passé en vélo de route le 3/04 depuis autrans et je confirme le nouvel éboulement qui rend le passage très compliqué et dangereux , surtout qu’il y avait de la neige en plus des pierres …
    j’avais l’habitude de monter par montaud , ça passait bien surtout depuis qu’il avait été emménagé une piste avant le tunnel. La c’est révolu , je vois mal pourquoi la DDE prendrait le risque de rouvrir la circulation , même aux cyclistes

    • Bonjour Cassagneau (je n’ai pas votre prénom), un grand merci pour l’info ! Décidément, l’accès depuis Saint-Quentin-sur-Isère subit bien des aléas ! Ce nouvel éboulement ne va pas aider à le maintenir… j’ai remonté votre commentaire sur la page. Auriez-vous des photos des dégâts, ce serait sympa pour illustrer le propos ? Si oui, me les faire parvenir par mail à contact@alpes4ever.com

  7. isabelle

    Je confirme les dires de stéphane et CASSAGNEAU, route empruntée à pied aujourd’hui 5 avril : éboulement récent (cet hiver ?), des milliers de tonnes de rocs tombés, et des grands arbres emportés. La neige dure permet une certaine cohésion, mais quand ça va se radoucir…. ça continuera de bouger !

    On a pu franchir le passage à pied ce jour, mais en grimpant dans les branches et sur de la neige dure. On ne l’aurait pas fait avec un vélo sur le dos. Et encore moins s’il avait fait chaud, trop de risque que le terrain continue de glisser.

    Cela dit, monter à vélo jusqu’à cet éboulement (vers 1300 m) permet quand même une belle grimpette depuis St Quentin, et le paysage sur la plaine de l’Isère est très beau.

    • Bonjour Isabelle, un grand merci pour l’info ! Décidément, l’accès depuis Saint-Quentin-sur-Isère subit bien des aléas ! Ce nouvel éboulement ne va pas aider à le maintenir… j’ai remonté votre commentaire sur la page. Auriez-vous des photos des dégâts, ce serait sympa pour illustrer le propos ? Si oui, me les faire parvenir par mail à contact@alpes4ever.com

  8. Nico

    Bonjour Joris,

    Tout d’abord un très grand merci pour ce site qui est la véritable bible de tout cycliste pédalant dans les Alpes ! Il devrait être remboursé par la Sécu (ah ben non, pas besoin, c’est gratuit !). Je ne manque jamais de lire tes descriptions et d’étudier tes profils avant une sortie. Le nombre de cols découverts gràce à toi !

    En ce qui concerne le pas du Mortier, je suis monté aujourd’hui par Veurey-Voroize et l’éboulement est impressionnant ! Maintenant qu’il n’y a quasiment plus de neige, ça semble assez dangereux de traverser (avec ou sans vélo). En tout cas, j’ai fait demi-tour. Vu l’ampleur des dégâts, ça m’étonnerait que ce soit déblayé avant un moment.

    À suivre …

    • Bonjour Nico,
      un grand merci pour ton message très sympa ! Alpes4ever est la bible de tout cycliste pédalant dans les Alpes… wouahhhhh, je n’en demande pas tant mais le principal est que chacun y trouve du plaisir !
      Pour le Pas du Mortier côté Montaud, quel misère cet éboulement ! J’espère que quelque chose sera fait un jour prochain mais en attendant, on semble revenir à la même situation qu’il y a 2 ans. j’ai déjà roulé sur des routes abandonnées (que j’adore car elles ont toutes un air de mystère, de découverte et d’aventure), c’est fou comme elle se dégrade assez vite. À suivre…

  9. Simon

    Bonjour,
    Il semble possible de monter au tunnel depuis Trucherelle (versant nord-est entre Noyarey et Ezy) par des pistes forestieres clairement visibles sur les vues satellites de google maps.
    Est-ce que quelqu’un a deja fait ca ?

    • JoJo

      Bonjour,
      oui il est possible de rejoindre le tunnel (en vtt pour ma part) depuis Trucherelle par le chemin de Carron, une large piste forestière. La piste débouche sur la route goudronnée, à quelques centaines de mètres du tunnel

      • Simon

        Bonjour,
        Merci pour la reponse, en effet je confirme que c’est possible en VTT (en gravel aussi en montee), quelques grosses pierres sur le haut de la piste mais globalement tres roulant.

  10. Guillaume

    Bonjour, j’ai fait la boucle aujourd’hui Grenoble – St Quentin – Tunnel – Autrans – Lans – Grenoble.
    Bon, ça passe dans l’éboulis mais c’est un peu acrobatique avec le vélo sur l’épaule. Il y a du passage (qq cairns, branches coupées à la scie) mais je n’ai croisé personne aujourd’hui.
    Et chacun évalue le risque qu’il souhaite prendre. Les panneaux d’interdiction sont présents à plusieurs endroits.
    Par contre, mauvaise nouvelle pour ceux qui seraient tentés, il y a des essais techniques dans le tunnel à partir du 31 mai (demain !) jusqu’au 26 juin. Panneau en bas de la montée côté Montaud. Tunnel fermé et gardienné pendant ces essais (dixit le panneau).
    Voilà pour les nouvelles fraiches de ce petit coin qui avait des airs de bout du monde !

    • Bonjour Guillaume, un grand merci pour ces précieuses informations !

    • Roman Bernard

      Je confirme avoir vu ce panneau hier en montant depuis Veurey-Voroize.

      Pas de regrets, quand j’ai vu l’éboulis je n’avais pas envie de continuer : il y avait carrément un cairn pour éviter de se perdre dans ce dédale de pierres !

      D’ailleurs la route défoncée jusqu’à l’éboulis m’a rappelé celle du col du Coq côté Saint-Hugues avant qu’elle ne soit restaurée. (J’ai eu peur cent fois de crever à la redescente.)

      Outre le point de vue magnifique sur la Chartreuse et le Nord-Isère depuis le site de parapente (juste avant l’éboulis), je suis content de cette ascension car j’ai pu ajouter le col de Montaud à ma liste pour le Club des Cent Cols ! « Plus que » 58… dur autour de Grenoble où chaque col ou presque est de première catégorie. 😛

      • Merci Roman pour l’info.
        Sinon, bonne chasse aux cols pour le CCC ! Combien de « 2000 » en cours (il en faut 5) pour valider ta première série ?

        • Roman Bernard

          Merci ! Pour ça pas d’inquiétude, j’en ai déjà 6 :

          — Lautaret (2058 m)
          — Croix-de-Fer (2067 m)
          — Col du Sabot (2100 m)
          — Collet du Plan Nicolas (2406 m)
          — Galibier (2642 m)
          — Iseran (2764 m)

          😉

          • Cool mais mouahaha, le Collet du Plan Nicolas est quasiment gratuit en grimpant au Galibier mais pour vraiment le « valider », il faudra avoir quitté la route principale et prendre le petit chemin sur 50 mètres 😉 !
            Voir photo ici : https://www.bosses21.com/ma-collection/2017-2/alpes-savoie-sortie-n7/

          • Roman Bernard

            Bon, les deux fois que je suis monté au Galibier par Valloire, c’était pour le BRA et la Marmotte ! (Je l’avais fait auparavant depuis Bourg d’Oisans/Lautaret, beaucoup plus simple.)

            Je n’allais pas faire ce détour alors qu’il restait tant à monter (surtout pour la Marmotte) !

            Mais je considère que j’ai validé ce micro-col parce qu’il se situe au même endroit et que le col « parent » est beaucoup plus haut ! 😉

  11. Comment faire entendre nos voix et faire que ce tunnel reste ouvert aux piétons et cyclistes ?
    Faire le tour par les route saturées n’est vraiment pas terrible
    des nouvelles fraiches de l’éboulement ?
    Le CEA va pas dégager pour faire ses essais ?
    merci

    • Bonjour Sylvain, pour les infos sur le Tunnel du Pas du Mortier, suivre le fil des commentaires ! Ce passage du tunnel connaît pas mal d’aléas depuis plusieurs années. La route effondrée côté Montaud n’arrange pas du tout les affaires malheureusement mais il ne faut pas oublier que la montagne ne se dompte pas facilement… Le CEA devrait normalement en terminer le 26 juin.

    • Un petit mot encore, j’aime bien ton site, ça va me faire de la bonne lecture 😉 !

  12. jojo

    fait la montée côté Reuvey ce 13/06, on n’a pas osé traverser l’éboulement, notamment parce qu’on s’est dits que le tunnel serait complètement fermé :
    https://www.autrans-meaudre.fr/actualites/experimentation-dans-le-tunnel-du-mortier-phase-2/
    Au regard des résultats prometteurs et de la faisabilité validée lors de cette première campagne, le CEA souhaite poursuivre le projet HyTunnel et réaliser une deuxième campagne de tests (aux pressions nominales de 700 bars).

    Celle-ci aura lieu à compter du 31 mai 2021 pour se terminer le 26 juin 2021. Pour assurer la sécurité des usagers un arrêté municipal de fermeture de la route qui conduit aux Feneys à été pris entre le 14 juin au 25 juin (hors week-end). Durant cette période, la route pourra donc être coupée temporairement (de 10 à 15 minutes) par l’entreprise à plusieurs reprises puis réouverte à la circulation.

  13. Tom

    Le tunnel est fermé jusqu’au 26 juin 2021 !

  14. LOUIS

    Bonjour, j’ai fait hier la montée jusqu’au tunnel.
    Les essais du CEA sont finis, aucune grille ou portillon, éclairage très conseillé mais pas indispensable si pleine journée.
    Monté depuis Veurey Voroize j’ai un peu souffert de la chaleur. Exposition plein est avec des bons pourcentages. À Montaud fontaine près du stade 1km avant le village ou près de l’église.
    Bien suivre la D218 (Google maps vélo indique un chemin de randonnée par contre, car considère sûrement la route fermée) jusqu’au tunnel.
    Route en très bon état jusqu’au hameau du Coing. Pente plutôt facile. Ensuite il y avait 2 panneaux route fermée en travers de la chaussée. On les contourne et continue la route pour 6km de route qui alterne bon revêtement et nids de poule (au total 500m de route gravillonée, avec des pneus en 25 mm ça passe). Portion ombragée qui se monte bien en slalomant entre les trous mais pente bien plus faible que la première partie jusqu’à Montaud.

    Arrive la grosse difficulté au niveau de la combe noire : gros éboulis de 100m de long avec arbres couchés dans la pente… Impossible de le contourner, la montagne est en partie descendue….
    Passée avec les cales au pied après avoir vu un autre cycliste le faire dans l’autre sens et plusieurs randonneurs. Le chemin est facilement identifiable car foulé par randonneurs mais clairement à ne pas faire si sol mouillé ou pied pas sûr. Portage du vélo obligatoire et il faut se contorsionner pour le passé entre les arbres arrachés.

    De là jusqu’à l’entrée du tunnel reste 2 km de route jonchée de pierres (un chemin de 80cm de large à été balayé apparemment) dont la portion de l’ancien éboulement de la route de 1992 retapé (pied à terre sur environ 50m par peur de crevé quand même).

    Ceux qui ne veulent pas tenter le coup pourront profiter des points de vue le long de la D218 avant l’écoulement, dont un décollage de deltaplane. Paysage du Voironnais.

    Pour les autres retour à Veurey Voroize en boucle obligatoire presque…
    Faux plat descendant de 20km jusqu’à la Bourne (les Jarrands) puis 2 possibilités : le plus court par Engins et les gorges de Furon (sortie de 65km).
    L’autre bien plus longue, mais impression d’arriver en Provence, par la Bourne jusqu’à Pont en Royans (vrai descente d’une vingtaine de km) puis petite montée pour rejoindre l’Isère et récupérer la V63 bien fléchée à Saint Romans qui elle même rattrape la piste cyclable à Saint Gervais (ou direct Saint Gervais par la D1532 mais pas mal de circulation). Total de cette variante : 115km.

    À refaire mais uniquement en gravel pour moi ou au moins avec des baskets et pédales plates.

  15. MICHEL

    Attention il y a eu un nouvel éboulis cet hiver
    Il est de nouveau impossible de franchir le col
    La route est coupée à environ 600 m du tunnel
    Même en portant le vélo ça ne semble pas réalisable
    Vraiment dommage car c’était une superbe route pour rejoindre le plateau du Vercors

  16. Cédric

    Bonjour
    Tunnel ouvert et praticable.
    Par contre d’énormes congères à la sortie côté Grenoble. Impraticable pour le moment.
    Route forestière entre col de la Croix Perrin et le tunnel avec des portions enneigées. Poussage obligatoire.

  17. Charrière

    J’ai fait le tunnel du mortier par montaud aujourd’hui.
    Le passage éboulé est vraiment dangereux surtout en raison des arbres en travers.
    Après c’est de la neige jusqu’au tunnel. J’espérais que ça ai fondu depuis le 15/04 mais à mon avis c’est impraticable encore un mois.
    Descente vers autrans nickel à part le bourrelet de neige au niveau du départ des pistes.

  18. Yann

    Traversée du tunnel faite le 22 Avril. il restait de la neige sur le dernier kilomètre de montée. J’ai effectué la montée par la piste forestière à partir de Noyarey. Aucun problème d’éboulement par ce passage. Prévoir des pneus de taille conséquente pour monter efficacement sur le piste (J’étais en 38mm). La pente est parfois forte, petit braquet conseillé.
    Le route rejoignant directement le tunnel au col de la Croix Perrin était encore bien enneigé (notamment entre les Feneys et le col)

    C’est une bonne idée de prévoir une lumière efficace pour traverser le tunnel en voyant sur quoi on roule. Car on voit uniquement la lumière au bout du tunnel et c’est tout !

  19. Théophile

    Bonjour à tous
    J’ai passé le tunnel du Mortier depuis Veurey-Voroize jeudi 26 mai, à l’occasion d’une diagonale nord sud du vercors avec les sacoches.
    Le tunnel est ouvert, la principale difficulté se situe sur la route 600m avant le sommet : un éboulement récent rend la route impraticable à vélo. Ça passe à pied dans un dédale de roches : j’ai fait passer tour à tour les paires de sacoches puis le vélo. Il faut être en forme et tonique pour passer !
    La suite n’est que pur plaisir, la vue est agréable et la descente vers Autrans est très agréable aux beaux jours.
    Enfin, je conseille la montée depuis Veurey-Voroize aux plus sportifs, c’est long et raide ! Mais en prenant son temps on s’élève doucement
    Bon ride !

    • Merci Théophile pour cette précieuse information. Et quel ride sympa. Je devrais pouvoir découvrir tout cela fin juin… par contre, j’ai prévu de grimper depuis St-Quentin-en-Isère.

  20. Giaco

    Bonjour,
    j’ai fait Grenoble – Veurey Voroize – Montaud – Tunnel – Autrans – Lans ce soir. avec un vélo de route. Environ 4h. Le passage du nouvel éboulement est délicat mais facile avec une paire de baskets (suivre les kernes).. Le rocher ne bouge pas pendant l’été et le passage prend moins de 10m. Pas entendu de chutes de pierres. Cependant, tout le secteur est instable, il ne faut pas s’y aventurer pendant l’hiver ou en cas de fortes pluies. Il est préférable de prendre un vélo de gravel ou un VTT pour franchir les 5 derniers Km sur route très endommagée. RAS sur le tunnel, il est ouvert et en parfait état.

  21. dupont lola

    Que n’ai je pas lu votre site avant de m’embarquer aujourd’hui en VTT sur la route du tunnel du Mortier! (départ: Lans en Vercors et montée (et descente) au tunnel via le col de la croix Perrin et la route forestière de St Barthélémy)avec projet de rejoindre Noyarey et Seyssinet- Pariset d’où je suis partie hier.)
    C’est donc un peu fatiguée (pas si jeune et peu d’entrainement) que je rentre dans le tunnel (c’est de la descente et la route est nickèle -par contre au milieu ,je stoppe net et allume fissa mon portable car on y voit vraiment rien- et la descente sur Montau est bien encombrée de cailloux mais impressionnante par son côté sauvage et grandiose.Je me sens seule au monde et prie pour ne pas m’en mettre une.
    Le premier éboulement, je m’y attendais car j’avais emprunté cette route il y a plus de 18 ans avec mon fiston et cette fois je suis ravie de constater que de bonnes âmes ont fait un chemin tout à fait chouette (j’avais le souvenir d’un sentier très bof en contrebas de l ‘éboulement)….Le deuxième éboulement m’a prise par surprise (wsf??) et dans un premier temps j’ai dû me rendre à l’évidence, il semble infranchissable!
    Mais l’idée de faire demi tour et de tout remonter m’a semblé également infranchissable…..J’ai posé le vélo et en m’approchant j’ai remarqué des cairns ….donc au moins une personne est passée…j’ai tenté le passage et j’ai perdu le chemin des cairns en plein milieu, je pense que je suis descendue trop bas….portant mon vélo, il s’en est fallu de peu que celui ci dévale le ravin avec moi qui ne veut pas le lâcher…J’ai mis ma vie à sortir de ce guet-apens et une fois sur la route de l’autre côté exténuée, je me suis dis que je ne le referai pas.
    Tout est bien qui finit bien , je suis rendue chez moi fourbue mais entière.
    Merci pour vos témoignages, ils m’ont bien rassurée, je ne suis pas la seule à avoir galéré…

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