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L’Alpe d’Huez

L'Alpe d'HuezL’Alpe d’Huez – 1850 m – et ses 21 virages constituent une ascension incontournable à faire au moins une fois dans sa vie de cycliste.

L’Alpe d’Huez

L'Alpe d'Huez

La montée de l’Alpe d’Huez vue depuis le Col du Solude (photo alpes4ever)

L’Alpe d’Huez – 1850 m – et ses 21 virages constituent une ascension incontournable à faire au moins une fois dans sa vie de cycliste.

Bien qu’elle ne soit pas la plus difficile (la Plagne, Courchevel ou Chamrousse, pour ne citer que des stations de ski visitées par le Tour, offrent des montées plus ardues), les passages réguliers du Tour de France, ainsi que le caractère souvent décisif de cette étape, lui ont permis de se bâtir une notoriété internationale. Ainsi, L’Alpe d’Huez est très prisée par les cyclotouristes qui sont chaque jour en moyenne 300 à effectuer l’ascension. Chaque mois de juillet, la station est également le cadre de l’arrivée de la cyclosportive La Marmotte qui rassemble de 6 000 à 7 000 participants (source wikipedia).

Je vais aussi vous présenter les profils de 2 autres variantes moins connues : par la route de Villard-Reculas et par la route de l’Eclose.

La « Montagne des Hollandais » est une ascension particulière, pas si difficile que ça si l’on est bien entraîné. En fait l’ascension peut être rendue difficile par plusieurs aspects :

  • un entraînement réduit par rapport à l’effort qui va être consenti
  • un départ brut sans s’être échauffé auparavant dans la vallée
  • une montée au chrono… gare à l’explosion !
  • l’heure de la montée, à partir de 11h, les pentes étant orientées plein sud, c’est un véritable four !

Les 21 virages

Montée de l'Alpe d'Huez via les 21 virages

Le virage 1 (photo alpes4ever)

L’ascension présente un profil de 14 km pour 1133 m de D+ à 8,5 % de moyenne. La montée de L’Alpe d’Huez est constituée de 21 virages numérotés en ordre décroissant par des panneaux indicateurs (auparavant, il s’agissait de bornes pour servir de repères aux chasse-neige) et hormis un virage qui nécessite une relance, les virages constituent à chaque fois un replat.

Le paysage n’est pas exceptionnel dans la montée (contrairement à d’autres ascensions en Oisans), c’est un peu tant mieux car vous pourrez vous concentrer sur le match entre vous et la pente ! Un sacré match, n’oubliez que la pente moyenne est de 8,5% !

Petite précision, la route est très large, constitué d’un bel enrobé et la cohabitation avec les voitures, camions, camping-cars, bus et motos devrait normalement bien se faire si ce n’est le taux élevé de gaz d’échappement ! Pour éviter au maximum ces désagréments et aussi la chaleur, préférez une montée matinale à la fraîche ou bien entre 19h et 21h.

Allez top départ au niveau du camping de la Cascade à 717 m d’altitude. Première particularité : vous attaquez par une rampe de 800 m à 11% ! Un conseil : démarrez tranquillement, mettez tout à gauche et adoptez un rythme régulier. Vous dépasserez souvent des cyclos coincés dès les premiers hectomètres ! Vous atteindrez le célébrissime virage 21. Seconde particularité, profitez bien de ces virages : ils sont plats et vous permettront de récupérer, boire ou manger une barre.

Du virage 21 au 19 : la pente ne faiblit quasiment pas : 10,5 et 10%.

Du virage 18 au 17 : ouf, ça se calme un peu : 7,5% sur 300 m.

Du virage 17 au 16 : argh, un nouveau coup d’épée dans les jarrets : 11% sur 400 m.

Du virage 16 au 15 : vous passez par le petit hameau de la Garde et pourrez récupérer sur une pente bienfaisante : 7,5 et 6,5%.

Vous en êtes au KM 3,3, altitude 1025 m, soit vous avez trouver un rythme qui vous convient et l’ascension devrait se passer normalement, soit ça va pas du tout, mais alors pas du tout, alors la suite risque de se transformer en un long chemin de croix ! C’est souvent à cet endroit qu’on commence à perdre le compte avec les numéros des virages, seul le numéro 1 comptera lorsque vous l’atteindrez plus haut, environ 700 m plus haut pour être précis…

Du virage 15 au 12 : les affaires reprennent avec 10% sur 300 m, 8% sur 800 m, 10,5% sur 400 m. Vous passez entre le Ribot d’en bas le Ribot d’en haut et vous vous dites que la vie est pas facile en ce moment !

Du virage 12 au 11 : 7% sur 500 m, tiens, ça « replate  » !

Du virage 11 au 8 : la pente va se faire assez soutenue mais de façon régulière : 8,5%. Pendant ce temps, vous pensez à un bon coca bien frais !

Du virage 8 au 7 : 500 m à 9%. Les jambes et le dos commencent à tirer… Le virage 7 offre un tout petit replat et vous fait passer devant l’église de St-Férréol. Ce virage est  célèbre, il s’agit du « Virage des Hollandais » où des contingents entiers de supporters plus fous les uns que les autres (entre 1000 et 2000 litres de bière par jour !!!) se placent à cet endroit lors des étapes du tour de France.

Du virage 7 au 6 : la distance la plus longue entre 2 virages – 1,1 km à 8% – vous fera passer par Huez et découvrir la station qui vous semblera encore bien haut, put… fait ch… !

Du virage 6 au 5 : 6,5% sur 500 m, une douceur dans ce monde de brutes !

Du virage 5 au 4 : 8% sur 500 m, c’est souvent dans le virage 4 qu’est posté le photographe qui immortalisera votre exploit avec de sympathiques encouragements, pourtant vous n’êtes pas encore arrivé mais cela regonfle votre moral. Vous en aurez besoin pour le final !

Du virage 4 au virage 1 : l’apothéose ! Sous la pointe triangulaire de la Grande Sure, vous souffrez, tout n’est que calvaire sur cette pente infernale : 9%, 8,5%, 9% sur ces 1800 interminables mètres !

Virage 1 : une joie indescriptible vous fait chavirer le coeur dans ce virage cultissime !

Mais ce n’est pas fini… certes, vous avez fait le plus dur mais il reste encore 2,5 km.

Du virage 1 au 0 : sur quelques hectomètres, la pente est encore exigeante jusqu’à l’entrée de la station par le quartier du Vieil Alpe où se trouve l’arrivée « officieuse ». Soit on n’en peut plus du tout et on s’arrête là pour passer la tête sous une fontaine rafraîchissante ou bien pour poser sur le podium. Soit on se dit qu’on est un guerrier, un dur de dur et qu’il faut terminer cette ascension dans les règles de l’art. Passez alors sous le petit tunnel pour emprunter la route de la Poste jusqu’au virage 0, virage « non comptabilisé » – altitude 1801 m. Ah oui, petite précision : comptez 1,3 km à 7% entre ces 2 virages.

Du virage 0 à l’arrivée : rhaaa la pente se fait enfin douce sur la route du Signal – 500 m à 5% – puis on déguste une petite sucrerie : une portion de 400 m TOUTE PLATE entre 2 ronds-points sur le boulevard de l’Etendard. Puis vous lâcher vos dernières forces (les cuisses brûlent) dans les 300 derniers mètres à 7,5% sur l’avenue du Rif Nel. Vous franchissez enfin l’arrivée dans un état d’épuisement total à 1850 mètres d’altitude.

NB : l’arrivée officielle est à en fait à 1840 m pour 13,9 km d’ascension. Mon profil a été réalisé avec 1850 m d’altitude pour 14 km, pour cela, il vous suffit d’aller au bout de l’avenue du Rif Nel, soit 100 m après la ligne d’arrivée officielle pour accomplir ces chiffres ronds !

La route de l’Eclose

Montée de l'Alpe d'Huez via la route de l'Eclose

Vue sur la Grande Sure depuis la route de l’Eclose (photo alpes4ever)

Outre le fait que vous aurez quand même à grimper une grosse partie de la montée traditionnelle, voilà une manière originale de finir cette ascension. Entre le virage 4 et 3, il y a une route qui file à droite, il s’agit de la route de l’Eclose. Elle rejoint le côté Est de la station. Elle permet de découvrir la Vallée de la Sarenne et d’avoir un plus beau panorama sur la Vallée de la Romanche. C’est tranquille et la pente est un poil moins exigeante.

La montée via Villard-Reculas

Montée de l'Alpe d'Huez via Villard-Reculas

Vue sur les Massifs des Ecrins et du Taillefer depuis Villard-Reculas (photo alpes4ever)

Voilà une variante quasi ignorée des cyclos, pourtant elle donne l’occasion de profiter d’un panorama exceptionnel sur la Vallée de la Romanche que l’on ne peut pas avoir dans la montée traditionnelle. Plus longue – 21,8 km avec un dénivelé supérieur de 1205 m – l’ascension offre un pourcentage moyen – 6% – permettant de profiter agréablement de la balade.

Au départ de Rochetaillée, en direction d’Allemond, après le pont qui enjambe la Romanche, prendre à droite, roulez encore quelques hectomètres pour vous trouver au pied de l’ascension de Villard-Reculas.

Jusqu’à Villard-Reculas, le profil est sérieux : 11,8 km à 6% de moyenne. Attaquez pianissimo, la pente n’est pas trop forte, la route serpente tranquillement pour déboucher sur un carrefour au-dessus du Lac d’Allemond où il est d’ailleurs possible de le rejoindre directement. De là, on peut aussi grimper à la petite station de Oz-en-Oisans (environ 12 km depuis Rochetaillée à 5% de moyenne). Prenez le lacet à droite.

La route est large, bien enrobée, ombragée et surtout quasi vierge de tous véhicules motorisés ! Bref le pied et vous vous dites que vous êtes bien là ! Les points de vues sont sympas : le village d’Allemond, le Lac du Verney, les pentes de la Grande Lance d’Allemond, la Grande Sure (2114 m) qui chapeaute l’Alpe d’Huez.

Les lacets s’enchaînent (10 jusqu’à Villard-Reculas), il y a une petite route à gauche qui monte à Sardonne. Ce petit village est invisible depuis la jonction mais dès que l’on s’élève après quelques lacets, on le découvre niché dans un petit creux de la montagne.

La pente est raisonnable – entre 7% et 8% – et régulière. Au détour d’une épingle, on a une vue incroyable sur le Lac du Verney.

Puis dans un virage à gauche la route bascule sur le flanc Ouest de la Grande Sure… et là, paf une claque ! La route s’est transformée en un long balcon où l’on peut admirer un fabuleux panorama sur la Vallée de la Romanche. C’est vraiment magnifique !

Profitez-en un max d’autant que la pente s’est calmée – pas plus de 3/4% mais si vous roulez le matin assez tôt, prévoir un coupe-vent car ce côté est complètement à l’ombre et il y fait frais. Vous atteindrez rapidement Villard-Reculas – un des plus jolis villages de l’Oisans – pour déguster tranquillement une pâte de fruit et profitez du panorama toujours majestueux sur les Massifs des Ecrins et du Taillefer. En face, vous pouvez distinguer nettement le Col du Solude.

La route reprend un petit peu du poil de la bête à la sortie de Villard-Reculas et se rétrécie d’un seul coup en route touristique qui se transforme à nouveau en “route-balcon” donnant une fois de plus, un caractère extraordinaire à cette balade ! La route surplombe à l’aplomb la Côte Alamèle, l’effet est saisissant et le regard tombe vertigineusement dans la Vallée de la Romanche.

La pente est facile, un brusque virage à gauche offre 2 nouvelles surprises. La première vous fait franchir le mystérieux “Pas de la Confession” à 1541 m (non reconnu par le CCC). Si vous avez bien quelque chose à confesser, c’est bien le plaisir coupable à profiter de l’instant ! La seconde vous permet de pouvoir voir sous un bel angle, les terribles lacets de la montée de l’Alpe d’Huez !

Puis la route descend jusqu’à Huez (alt. 1450 m) et rejoint donc la fameuse montée de l’Alpe d’Huez. Il vous faudra donc enchaîner à partir du virage n°6 pour terminer l’ascension (voir description plus haut).

La route du Col de Sarenne

L’Alpe d’Huez n’est pas un cul de sac comme on pourrait le croire. Il est possible de rejoindre la station par le Col de Sarenne.

Le balcon d’Auris

Il est aussi possible de rejoindre la montée de l’Alpe d’Huez en empruntant le balcon d’Auris. Voir le profil du Col de Sarenne. La route débouche sur la Garde au niveau du virage 16.

Un col à l’Alpe d’Huez ?

Il est parfois frustrant de faire une telle ascension et de ne pas pouvoir accrocher un col à son tableau de chasse ! Et bien à partir de l’Alpe d’Huez, c’est possible ! Pour cela, poursuivre votre ascension durant 2,2 km et 146 mètres plus haut, vous trouverez le Col du Poutran à 1996 m d’altitude. Et tant qu’à faire, continuez un peu la grimpette (1,8 km) pour vous offrir un  » 2000  » avec le Lac Besson – 2074 m.

L'Alpe d'Huez

Massif des Grandes Rousses

L'Alpe d'Huez / Versant Sud via les 21 lacetsVERSANT SUD
via les 21 lacets

Distance : 14 km
Départ : le Bourg-d’Oisans (Vallée de la Romanche)
D+ : 1133 m
% moyen : 8,5%
% maxi : 11% sur 800 m et 400 m

L'Alpe d'Huez / Versant Sud via la route de l'EcloseVERSANT SUD
via la route de l’Eclose

Distance : 13,8 km
Départ : le Bourg-d’Oisans (Vallée de la Romanche)
D+ : 1133 m
% moyen : 8%
% maxi : 11% sur 800 m et 400 m

L'Alpe d'Huez / Versant Ouest-Sud via Villard-ReculasVERSANT OUEST-SUD
via Villard-Reculas

Distance : 21,8 km
Départ : Rochetaillée (Vallée de la Romanche)
D+ : 1205 m
% moyen : 6%
% maxi : 9% sur 400 m, 800 m et 500 m

Qui est alpes4ever ?

Mont Ventoux 2007

Sur les pentes du Mont Ventoux

Me, myself and I

Je m’appelle Joris LESUEUR, j’ai un peu plus de 2×20 ans, je suis marié, j’ai 2 enfants, un chien et un chat (ouf !) et j’habite près de Dijon en Bourgogne.

Ma passion ? Heu… peut-être le vélo ?!

Mais surtout, ce que j’adore, c’est grimper, ouais, tout ce qui ressemble à une pente, du faux-plat au raidard ! Je roule essentiellement en solo mais des sorties avec quelques amis me font plaisir aussi.

Depuis quand je fais du vélo sans les roulettes ?

Je me suis mis « sérieusement » au vélo en 2001, je me suis cassé les dents sur les pentes du Mont Ventoux en 2001 et 2002 (mais j’ai vaincu la bête en 2007 !) puis j’ai réussi ma première « grosse » ascension en 2003 avec l’Alpe d’Huez en compagnie de mon père.

Mon palmarès ? Que des podiums !

Depuis, j’ai gravi plus de 150 cols, des dizaines de sommets, franchi 25 fois la barre symbolique des 2000 mètres et même grimper 3 faces du Grand Colombier dans la journée (Maître N°242 ET 925ème Fêlé de la Confrérie des Félés du Grand Colombier).
L’essentiel de mes aventures sont sur bosses21.com

Petit cours de géographie…

J’ai écumé toutes les bosses de Côte-d’Or, tapé dans les ballons vosgiens, titillé quelques coups de culs pyrénéens, suis passé dire plusieurs fois bonjour au Ventoux et bien sûr me suis envoyé en l’air dans les Alpes françaises et suisses ! J’adooooore la montagne !!!

Pourquoi les Alpes et pas un autre massif ? Ben c’est plus près de Dijon ! J’y ai fait plusieurs séjours et je commence à connaître le quartier !

Sur la toile

Je partage ma passion avec 2 blogs :  bosses21.com et alpes4ver.com

Le « petit » truc de ces 2 blogs : des centaines de profils ! J’aime bien savoir pourquoi je « souffre » dans telle ou telle ascension ! Pour tous les détails, consulter la page « Comment sont réalisés les profils d’alpes4ever ? »

Le Tour de France…

Vous remarquerez peut-être que je ne parle quasiment pas du Tour de France. Il est vrai que la renommée de certains cols pourrait s’écrire avec son histoire… voici une petite histoire qui explique pourquoi je le « boycotte » depuis plusieurs années :

22 juillet 2006, je pars à 6 heures du matin en compagnie de mon père pour joindre en vélo le Creusot – théâtre de la 19ème étape du Tour de France qui était un contre la montre. C’était aussi l’occasion de réaliser mon premier 100 km, un petit défi à l’époque pour ma cinquième année vélo. Nous avions mis 5 heures et on était heureux ! La fête était encore plus grande avec le spectacle du contre-la-montre. J’étais fan de Floyd Landis qui avait fait une étape spectaculaire 2 jours auparavant dans les Alpes et repris la troisième place. Lors du passage de Floyd Landis, je l’ai encouragé de toute mes forces. Il prend la 3ème place de l’étape et 30 secondes sur Óscar Pereiro et gagne par la même occasion le maillot jaune ! … 5 jours plus tard… Floyd Landis a été contrôlé positif à la testostérone après la 17e étape du Tour de France 2006 (taux 11 fois supérieur à la normale, la limite admise étant 4 fois)… je me suis senti HAUTEMENT TRAHI !

Certes, les affaires de dopage ont fleuri de toute part durant les années Armstrong mais « je tenais bon », « aveugle », je continuais de rêver en admirant les envolées des grimpeurs dans les cols… mais Floyd Landis a été la goutte d’eau qui a fait débordé le vase ! Désormais, le Tour de France : OUT !

Depuis, j’ai décidé que les cols, les sommets devaient appartenir aux amateurs, aux anonymes. C’est à chacun d’écrire son histoire avec telle ou telle montée. C’est votre effort, votre souffrance, votre âme, votre combat, votre victoire qui seront mis à l’honneur !

C’est ce que je souhaite vous faire partager avec alpes4ever !

Et la montagne est tellement belle…

Alpes 2013 – Séjour en Oisans – Récit 7

L'arrivée de l'Alpe d'Huez

L’arrivée de l’Alpe d’Huez (photo alpes4ever)

Bonjour à tous,

Je vous invite à lire le récit de ma septième sortie dans l’Oisans, c’est sur bosses21.com !

Bonne lecture.

Alpes 2013 – Séjour en Oisans – Récit 5

Montée de l'Alpe d'Huez via Villard-Reculas

Un panorama exceptionnel dans la montée de Villard-Reculas (photo alpes4ever)

Bonjour à tous,

Je vous invite à lire le récit de ma cinquième sortie dans l’Oisans, c’est sur bosses21.com !

Bonne lecture.

Alpes 2013 – Séjour en Oisans

Le Massif des Ecrins vu depuis Villard-Reculas

Le Massif des Ecrins vu depuis Villard-Reculas (photo alpes4ever)

Alpes4ever s’est mis en veille cette dernière quizaine, pour cause, je reviens d’un magnifique séjour en Oisans… Dans ma valise, j’avais emmené mon fidèle Lapierre pour réaliser quelques grimpettes :

  • 11 sorties
  • 606 km
  • 42h45 de selle
  • 15 681 m de D+
  • Sommet du séjour (sortie VTT) : Col du Souchet – 2365 m
  • Les + de 2000 : Col de la Croix de Fer (2064 m), Lac Besson (2074 m), Col du Sabot (2100 m), Col St-Georges (2245 m), Col du Souchet (2345 m)
  • Des cols : d’Ornon (1367 m), de l’Alpe (1652 m), de Sarenne (1999 m), du Sabot (2100 m), du Solude (1680 m), de St-Jean (1842 m), de Maronne (1697 m), de St-Georges (2245 m), du Souchet (2345 m), du Poutran (1996 m)
  • 2 collets, celui de Vaujany (1707 m) et celui de la Villette (1410 m)
  • Des côtes : l’Alpe d’Huez (1860 m), la Bérarde (1713 m), Oulles (1410 m), Auris-en-Oisans (1600 m)

Des routes incroyables avec le Col du Solude, le balcon d’Armentier, le Col du Sabot, le Col de Sarenne, le Col de St-Gorges – un panorama sublime avec le Col de Croix de Fer, la Bérarde – une des plus belles vues du monde avec le Col du Souchet – des kilomètres de pentes à 8% et plus, plus de 600 photos, une reconnaissance minutieuse du terrain pour affiner les profils, voilà pleins de beaux sujets que je vais pouvoir mettre en valeur pour alpes4ever !

Affaire à suivre…

 

 

Col de l’Alpe

Col de l'Alpe

Vue sur le Col de Maronne depuis la route-balcon de Bons (photo alpes4ever)

Le Col de l’Alpe – 1652 m – ne correspond pas à la célèbre ascension de l’Alpe d’Huez ! Mais elle ne se trouve pas très loin puisqu’elle consiste à grimper à la Station « presque voisine » des 2 Alpes.

Comme toutes les ascensions de l’Oisans, elle n’offre rien de facile avec 2 variantes qui ont le même point de départ : le Clapier, non loin de Bourg-d’Oisans.

  • La première variante est longue de 17,6 km et propose un D+ de 987 m à 6,5%. C’est la montée traditionnelle. En venant de Bourg-d’Oisans, profitez du plat pour vous échauffer car vous débuterez par une rampe abrupte de 850 m à 8,5%. Mais l’impressionnant encaissement des Gorges de l’Infernet et un long tunnel vous permettront d’oublier ce coup de cul et la pente va repasser à une déclivité plus raisonnable : 5-7% sur les 3800 prochains mètres. La route va même rapidement plonger – 2,4 km – jusqu’au Freney-d’Oisans avec un autre tunnel. Puis vous remonterez tranquillement – 2,4 km à 4,5/5,5% et encore un tunnel – vers le magnifique Lac du Chambon. Profitez du point de vue sur le Barrage du Lac du Chambon pour jeter un coup d’oeil sur l’impressionnant déversoir qui se trouve sur le côté du lac.
  • A droite, la route prend la direction de la Station des 2 Alpes. Une succession de 4 lacets sur une route assez large mais au pourcentage respectable – 2,2 km à 7,5% – vous emmène à Mont-de-Lans (passez plutôt par ce joli village que par la route qui la contourne par le dessous). Profitez d’une pente moins forte – 1,6 km à 4% – pour vous refaire une petite santé pour aborder la suite.
  • Une suite assez difficile, malgré quelques lacets, le final consiste à grimper 5 km à 7,5% avec des lignes droites interminables qui vous donneront l’impression de ne pas avancer.
  • La deuxième variante est longue de 12,9 km et propose un D+ de 922 m à 7%. La montée est certes plus courte mais plus intense, surtout dans sa première partie. Comme pour la première variante, vous partirez du Clapier et débuterez par une rampe abrupte de 850 m à 8,5%. Mais l’impressionnant encaissement des Gorges de l’Infernet et un long tunnel vous permettront d’oublier ce coup de cul et la pente va repasser à une déclivité plus raisonnable : 5% sur les 650 prochains mètres.
  • Puis vous quitterez la voie principale en prenant à droite une route qui donnera un caractère plus bucolique à cette ascension avec une pente qui va s’accentuer de 7 à 11,5% sur 2,9 km ! Du lourd mais après ce passage, il faudra poursuivre sur un « aimable replat » de 1,2 km à 9% ! Ne jetez pas votre vélo, les affaires vont enfin se calmer avec un succession de passages un peu soutenus – 6,5% – et de replats – 2 à 4% – jusqu’à Bons (2,7 km).
  • Puis vous enchaînerez avec le même final que la 1ère variante : une suite assez difficile, qui, malgré quelques lacets, consiste à grimper 5 km à 7,5% avec des lignes droites interminables qui vous donneront l’impression de ne pas avancer d’autant que vous aurez accumuler pas mal de fatigue avec l’éprouvante première partie.
  • Au détour d’une petite courbe, on peut enfin enfin aperçevoir la Station des 2 Alpes (le nom provient du fait que la station est née de la réunion des alpages des deux communes de Venosc, située au sud, et Mont-de-Lans, située au nord) avec la magnifique Aiguille de Vénosc (2821 m) en arrière-plan. On peut même y skier en été à plus de 3000 m sur le Glacier du Jandri. Le Col de l’Alpe – 1652 m – se trouve à l’entrée de la station juste à côté de l’Office du Tourisme.

Pour ma part, j’ai réalisé cette ascension en août 2013 > Mon récit sur bosses21.com

Col de l'Alpe

Massif de l’Oisans

Col de l'Alpe / Versant Ouest-Nord via Mont-de-LansVERSANT OUEST-NORD
via Mont-de-Lans

Distance : 17,6 km
Départ : le Clapier (Vallée de la Romanche)
D+ : 987 m
% moyen : 6,5%
% maxi : 8,5% sur 850 m

Col de l'Alpe / Versant Ouest-Nord via BonsVERSANT OUEST-NORD
via Bons

Distance : 12,9 km
Départ : le Clapier (Vallée de la Romanche)
D+ : 922 m
% moyen : 7%
% maxi : 8,5% sur 850 m

Col de Maronne

Col de Maronne

Col de Maronne (photo alpes4ever)

Le Col de Maronne – 1697 m – est un col situé en Oisans que l’on peut atteindre en grimpant d’abord à la Station d’Auris-en-Oisans mais le final (1300 m) se fera sur une piste qui reste cyclable avec un vélo de route (beau vélo et paire de roues ne supportant aucun grain de poussière : s’abstenir !).

Ce col ne peut être atteint avec un vélo de route que par un seul côté mais 2 variantes sont possibles.

  • Variante 1 au départ de Clapier : ascension très irrégulière et la plus longue avec 20,1 km pour 1108 m de D+ à 7% de moyenne.

Profitez de la longue ligne droite de Bourg-d’Oisans au Clapier pour vous échauffer car le départ de l’ascension est assez abrupt avec la Rampe des Commères : près de 900 m à 8,5% de moyenne ! Mais l’impressionnant encaissement des Gorges de l’Infernet et un long tunnel (Tunnel des Commères – longueur 400 m – éclairé mais bien tenir sa droite !) vous permettront d’oublier ce coup de cul et la pente va repasser à une déclivité plus raisonnable : 5-7% sur les 3800 prochains mètres. La route va même rapidement plonger – 2,4 km – jusqu’au Freney-d’Oisans avec un autre tunnel (Tunnel de l’Infernet – longueur 230 m – éclairé).

Dans le village du Freney-d’Oisans, prendre à gauche pour attaquer la montée vers la Station d’Auris-en-Oisans. Enfin attaquer si l’on veut, la route se dresse d’emblée à 10,5%. Orientée plein sud, la chaleur de l’après-midi sera bien présente à la manière d’une célèbre ascension voisine. Les 2,5 kilomètres à plus de 10% jusqu’au premier replat vous paraîtront interminables. Heureusement la belle vue sur les lacets gravis précédemment et les gorges de l’Infernet seront là pour vous distraire. La pente se fera un peu plus douce et vous aurez la surprise d’entamer une descente jusqu’au petit village de Grand Châtain. Ce sera bien et pas bien à la fois, la descente vous permettra de récupérer mais par la suite, il faudra récupérer le dénivelé perdu !

La pente reprendra du poil de la bête avec des passages qui oscillent entre 5 et 9%. Vous arriverez à trouver un rythme qui vous fera grimper petit à petit les lacets en passant par une multitude de petits bourgs qui constituent la commune des Cours d’Auris.

Dans le final vers la station, vous aurez le plaisir d’avoir une vue magnifique sur la pointe de la Meije, un des principaux points culminants du Massif des Ecrins. Le plaisir est doublée dans la dernière ligne doite vers la station avec une pente qui se fait plus agréable avec ses 5,5% de moyenne.

Vous arriverez enfin à la Station d’Auris-en-Oisans à 1590 m d’altitude. A l’entrée de cette petite station très tranquille en été, prendre à droite et se diriger vers une série de garages, le goudron cesse d’un coup et laisse la place à un virage relevé plein de caillasses ! Ne vous découragez pas, passez à pied ce virage. A la sortie du virage (une petite trentaine de mètre), bingo, la piste est bien cyclable, moins bonne que celle du Col du Solude, mais cyclable selon mes critères : un peu de cailloux mais en montant tranquillement, on peut choisir la “meilleur trace”. Bien sûr, les vélos type “ferrari” sont proscrits, y’aura plus qu’à faire demi-tour avec un col en moins dans la musette !

Vous grimperez peinard les 1300 derniers mètres, la pente n’est pas trop forte – 7%. Vous atteindrez enfin le Col de Maronne à 1697 m. Le panorama est superbe ! Au Nord : la Grande Sure qui se trouve au-dessus de l’Alpe d’Huez avec à droite le Col du Poutran. A l’Est, la Montagne de l’Homme et son Signal (2176 m). Au Sud, la montée de Bons avec son balcon avec le Massif des Ecrins juste au-dessus.

  •  Variante 2 au départ de Bourg-d’Oisans : ascension de 15.4 km pour 1000 m de D+ à 7% de moyenne.

Au départ de Bourg-d’Oisans, vous commencerez par… les premiers lacets de la montée de l’Alpe d’Huez ! Vous attaquez par une rampe de 800 m à 11% ! Un conseil : démarrez tranquillement, mettez tout à gauche et adoptez un rythme régulier. Vous dépasserez souvent des cyclos coincés dès les premiers hectomètres ! Vous atteindrez le célébrissime virage 21. Profitez bien de ces virages : ils sont plats et vous permettront de récupérer. Du virage 21 au 19 : la pente ne faiblit quasiment pas : 10,5 et 10%. Du virage 18 au 17 : ouf, ça se calme un peu : 7,5% sur 300 m. Du virage 17 au 16 : argh, un nouveau coup d’épée dans les jarrets : 11% sur 400 m. Au virage 16, vous atteindrez le petit hameau de la Garde, prendre à droite et pourrez récupérer dans une légère descente.

Une fois dépassé les quelques maisons de la Salle, le contraste avec les pentes « embouteillées » de l’Alpe d’Huez est saisissant : vous vous retrouvez sur une petite route calme assez ombragée. Après avoir franchi un petit pont qui enjambe la Sarenne, la pente reprend du poil de la bête : à 7,5% d’abord puis à 9% avec une pointe à 11% jusqu’à Armentier.

Le paysage se découvre petit à petit puis tout à fait lorsque vous emprunterez les premiers hectomètres de la route-balcon d’Armentier… et vous offre un spectacle magistral sur la Vallée de la Romanche ! La route devient très étroite et longe un ravin vertigineux, la pente reste assez soutenue – entre 6 et 8,5% – et vous traverserez 3 antiques paravalanches et un petit tunnel. A la sortie de ce dernier, la déclivité passera à 4,5%, ce qui sera bien agréable pour encore mieux profiter de cette incroyable route-balcon avec vue sur le Col du Solude, l’entrée de la Vallée du Vénéon et le Massif des Ecrins en toile de fond.

A la fin de la route-balcon, la route opère un virage à la manière d’un accent circonflexe (prendre tout à gauche) et vous déposera dans une descente au hameau du Cert. Peu après, la route rejoint le carrefour avec la montée de Freney-d’Oisans décrite plus haut. Il vous restera 3,2 km jusqu’à la Station d’Auris-en-Oisans puis les 1300 derniers mètres de piste jusqu’au Col de Maronne à 1697 m d’altitude.

Pour ma part, j’ai réalisé cette ascension en août 2013 > Mon récit sur bosses21.com

Col de Maronne

Massif des Grandes Rousses

Col de Maronne / Versant EstVERSANT EST

Distance : 20,1 km
Départ : le Clapier (Vallée de la Romanche)
D+ : 1108 m
% moyen : 7%
% maxi : 13% sur 600 m

 

Col de Maronne / Versant OuestVERSANT OUEST

Distance : 15,4 km
Départ : le Bourg-d’Oisans (Vallée de la Romanche)
D+ : 1000 m
% moyen : 7%
% maxi : 11% sur 800 m, 400 m et 500 m

Col du Poutran

Col du Poutran

Vue sur l’Alpe d’Huez et le Massif des Ecrins depuis le Col du Poutran (photo alpes4ever)

Le Col du Poutran – 1996 m – est un col méconnu. La raison : une ascension prestigieuse à près de 2 km : l’Alpe d’Huez ! Vous pourrez aussi donner une poussette à votre vélo pour atteindre le Lac Besson à 2074 m d’altitude !

Pour l’atteindre, il vous faudra passer par les 21 lacets de l’Alpe d’Huez ! Pour tous les détails, allez sur la page Alpe d’Huez.

Montée de l’Alpe d’Huez… Avenue du Rif Nel… des cyclos en terminent avec cette montée éprouvante mais vous devrez franchir la ligne d’arrivée et continuer tout droit. Vous dépasserez les dernières résidences, passerez à côté de la gare de départ de la télécabine du Pic Blanc puis vous tomberez aux milieu des alpages qui ont laissé la place au béton sur une route étroite mais dans un état correcte.

La route décrit une longue courbe à droite, la pente est raisonnable dans un premier temps – 5,5% sur 900 m – puis se durcit peu à peu pour passer à 7,5% sur les 1300 derniers mètres, pas tout-à-fait gratuit ce Col du Poutran placé à 1996 m d’altitude.

Du col, deux panoramas magnifiques :

  • un au Sud où on domine la station de l’Alpe d’Huez avec le Massif des Ecrins en arrière-plan,
  • un au Nord avec la descente vertigineuse des Côtes de Poutran vers la Lac du Verney avec le Massif de Belledone en arrière-plan.

A 4 mètres près, il aurait fait partie de la famille des “2000” ! Son voisin, le Col de Sarenne fait le même coup pour un tout petit mètre ! Il faut savoir qu’il n’y a qu’un seul “2000” en Isère : il s’agit du Col du Sabot qui dépasse donc plus franchement la barre fatidique avec 2100 m. Cette idée de “2000” vous turlupinera et comme vous aurez encore du jus, vous pourrez pousser votre destrier pour 1,8 km et 101 m de D+ supplémentaire jusqu’au Lac Besson à 2074 m d’altitude !

Col du Poutran

Massif des Grandes Rousses

Lac Besson

Massif des Grandes Rousses

Col-du-PoutranCOL DU POUTRAN
versant Sud

Distance : 16,2 km
Départ : le Bourg-d’Oisans (Vallée de la Romanche)
D+ : 1279 m
% moyen : 8%
% maxi : 11% sur 800 m et 400 m

Col-du-Poutran+Lac-BessonLAC BESSON
versant Sud

Distance : 18 km
Départ : le Bourg-d’Oisans (Vallée de la Romanche)
D+ : 1302 m
% moyen : 7,5%
% maxi : 11% sur 800 m et 400 m

 

Col de Sarenne

Col de Sarenne

Le final du Col de Sarenne versant Alpe d’Huez (photo alpes4ever)

Le Col de Sarenne – 1999 m – est un col qui n’est plus ignoré. Le Tour de France 2013  y est passé (en descente) à l’occasion de la 18ème étape et ses 2 ascensions de l’Alpe d’Huez, proche voisin qui l’éclipse totalement. Pourtant, son passage a posé débat car cette route pastorale, tranquille, vierge de toute circulation (idéale pour les cyclotouristes) et traversant une zone naturelle protégée devait être en partie bétonnée pour permettre le passage des coureurs, de la caravane publicitaire et aussi pour l’accueil du public. Des intérêts immobiliers sont aussi en jeu (consulter l’article http://www.reporterre.net/spip.php?article4124 pour en savoir plus). Mais au cours de mon ascension réalisée en août 2013, j’ai pu constater que le site avait été préservé, seuls quelques lacets ont été recouverts d’un bitume neuf. Le débat est clos jusqu’au prochain passage…

Passons à la description de son ascension. Pour résumer, avec les 3 variantes que je vous propose, l’ascension de ce presque « 2000 » (à 1 mètre près !) est MONSTRUEUSE !

  • La première variante – 21,4 km / 1447 m de D+ – démarre à Bourg-d’Oisans et vous grimperez en fait la presque totalité de la montée de l’Alpe d’Huez ! Ce sera les 18 premiers lacets officiels à 8,5% (10,4 km et 883 m de D+).Vous délaisserez les 3 lacets suivants en prenant la route de l’Eclose à droite et rejoindre la partie Est de la station de l’Alpe d’Huez. Comptez 2,8 km à 7% jusqu’à la station. Au rond-point, prendre à droite la route qui surplombe l’altiport et le golf de la station. Vous Emprunterez alors la route pastorale du Col de Sarenne et le paysage va proposer un bel éclat naturel. La route grimpe encore un peu avec 1,3 km à 4,5%. Vous filerez ensuite plein Est dans une légère descente de 1,6 km. La route se redresse à nouveau avec un coup de cul de 300 m à 6,5%. Les 3 kilomètres suivants sont quasi-plats avec même encore une légère descente. Puis vous pourrez lâcher vos dernières forces dans le raidard final de 2 km à 8,5%.
  • La seconde variante est plus longue avec 34,8 km et est terrifiante avec ses 1927 m de D+ ! Départ à Bourg-d’Oisans et comme pour la première variante, vous attaquerez les premiers lacets de la montée de l’Alpe d’Huez avec 2,9 km à 8,5% de moyenne. Mais à la sortie du 5ème lacets au hameau de la Garde, prenez à droite la route d’Armentier. Ca grimpe un peu moins fort – 7% – et profitez d’un replat de 500 m à 1,5% jusqu’à la cascade de la Sarenne car la suite va être ardue. Les 4 kilomètres suivants qui passe par Armentier et 4 tunnels sont à 8,5% de moyenne dont un passage de 500 m à 11%. Après le passage des tunnels, les affaires vont se calmer avec 600 m à 4,5% puis en passant sous la station d’Auris-en-Oisans, vous entamerez une descente de 9,8 km vers le Freney-d’Oisans (il faudra tout de même effectuer une petite remontée de 1,5 km après le Châtain). Attention aux 2 derniers kilomètres, la pente est très abrupte : 10%. Vous vous retrouverez sur la D1091 (route menant au Col du Lautaret et Briançon) et reprendrez une montée positive mais tranquille – 5% maxi – vers le Lac de Chambon (2,7 km et 2 tunnels à franchir). Profitez de la belle vue et du replat de 500 m sur le barrage du Lac de Chambon pour préparer votre braquet. Vous attaquerez alors une pente terrible de 1,2 km à 12% heureusement répartie sur 3 lacets. Après cet intense exercice d’alpinisme, vous planterez votre piolet à Mizoën. Une descente salvatrice (1 km) pour emmènera à la partie finale de l’ascension.Il vous restera 10,8 km et encore 825 m de dénivelé à grimper. A part un replat à 2% entre Clavans-le-Bas et Clavans-le-Haut, dernières traces de civilisation humaine, la pente ne descendra pratiquement plus sous les 7,5% de moyenne et montera assez souvent vers les 9/10%. Dans les 2 derniers kilomètres, le clinomètre affichera même 10,5% sur 800 m : dantesque ! Mais le décor est somptueux…
  • La troisième variante est la plus directe avec 22,4 km et 1346 m de D+. Le départ est donné au Clapier, sur la route qui vient de Bourg-d’Oisans et qui va au Col du Lautaret/Briançon. Une première rampe de 850 m à 8,5% donne la note le tout dans un tunnel assez long. La pente passera à 5/7% sur les 3 kilomètres suivants. Ensuite une descente (avec encore un tunnel) de plus de 2 km vous déposera à Freney-d’Oisans. La suite est identique à celle décrite dans la seconde variante : vous reprendrez une montée positive mais tranquille – 5% maxi – vers le Lac de Chambon (2,7 km et 2 tunnels à franchir). Profitez de la belle vue et du replat de 500 m sur le barrage du Lac de Chambon pour préparer votre braquet. Vous attaquerez alors une pente terrible de 1,2 km à 12% heureusement répartie sur 3 lacets. Après cet intense exercice d’alpinisme, vous planterez votre piolet à Mizoën. Une descente salvatrice (1 km) pour emmènera à la partie finale de l’ascension.Il vous restera 10,8 km et encore 825 m de dénivelé à grimper. A part un replat à 2% entre Clavans-le-Bas et Clavans-le-Haut, dernières traces de civilisation humaine, la pente ne descendra pratiquement plus sous les 7,5% de moyenne et montera assez souvent vers les 9/10%. Dans les 2 derniers kilomètres, le clinomètre affichera même 10,5% sur 800 m : dantesque ! Le Col de Sarenne abrite un refuge dont les employés ont été miraculeusement sauvés après avoir été ensevelis sous une avalanche en avril 2013 ! (http://alpes.france3.fr/2013/04/17/une-avalanche-au-col-de-sarenne-en-isere-236459.html)

Pour ma part, j’ai réalisé cette ascension en août 2013 > Mon récit sur bosses21.com

Col de Sarenne

Massif des Grandes Rousses

Col de Sarenne / Versant Sud-Ouest via l'Alpe d'HuezVERSANT SUD-OUEST
via l’Alpe d’Huez

Distance : 21,4 km
Départ : le Bourg-d’Oisans (vallée de la Romanche)
D+ : 1447 m
% moyen : 8,5%
% maxi : 10,5% sur 400 m

Col de Sarenne / Versant Ouest-Sud-Est via le Balcon d'ArmentierVERSANT OUEST-SUD-EST
via le Balcon d’Armentier

Distance : 34,8 km
Départ : le Bourg-d’Oisans (vallée de la Romanche)
D+ : 1927 m
% moyen : 7%
% maxi : 12% sur 1,2 km

Col de Sarenne / Versant Ouest-Sud- Est directVERSANT OUEST-SUD-EST
direct

Distance : 22,4 km
Départ : le Clapier (vallée de la Romanche)
D+ : 1346 m
% moyen : 7%
% maxi : 12% sur 1,2 km

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